Le secteur tertiaire, soit les commerces et services, domine à Lévis puisqu'il représente près de 80 % des emplois, selon les chiffres fournis par la Ville.

Lévis à la recherche de travailleurs

Avec un faible taux de chômage qui tourne autour de 4 % et une croissance de quelque 1000 emplois par année dans une variété de secteurs, Lévis a beaucoup à offrir aux travailleurs. La rareté de la main-d'oeuvre est d'ailleurs l'un des principaux enjeux auxquels fait face la Ville, indique la Chambre de commerce de Lévis.
«Pour maintenir Lévis sur son erre d'aller, il faut s'occuper de la main-d'oeuvre, qui va demeurer l'enjeu numéro un. On parle de 2018 où l'équilibre serait brisé et qu'il pourrait y avoir jusqu'à 
38 000 emplois à combler en raison de départs à la retraite», signale le directeur général de la Chambre de commerce de Lévis, Stéphane Thériault.
Les besoins se font déjà sentir chez des entreprises qui emploient des travailleurs avec une spécialisation très pointue, qui sont fort convoités. «Il y a un besoin criant de main-d'oeuvre au niveau technique à Lévis et dans la Chaudière-Appalaches. Ça va même jusqu'à empêcher la croissance d'entreprises», affirme M. Thériault, donnant en exemple la robotique.
«C'est aussi plus difficile dans le secteur manufacturier, qui emploie beaucoup de journaliers», ajoute la nouvelle présidente de la Chambre de commerce, Karine Laflamme. Le défi en est surtout un de rétention de la main-d'oeuvre, indique-t-elle.
Le secteur tertiaire, soit les commerces et services, domine à Lévis puisqu'il représente près de 80 % des emplois, selon les chiffres fournis par la Ville. On y trouve «huit parcs industriels et trois employeurs majeurs : Desjardins, qui compte plus de 9000 employés, Valero [raffinerie Jean-Gaulin] qui a fait 2 milliards $ d'investissements dans les 10 dernières années, et la relance du chantier Davie qui compte aujourd'hui 1000 travailleurs», soulève Stéphane Thériault. 
Le dg signale aussi l'importance des institutions d'enseignement, dont le Cégep de Lévis-Lauzon et l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), qui «fait rester les jeunes sur le territoire» de Lévis. Le maire Gilles Lehouillier a indiqué au Soleil que la ville compte «maintenant 65 000 emplois sur [son] territoire, dont 15 000 emplois industriels, qui sont les emplois les mieux rémunérés».
Favoriser l'entrepreneuriat
Un autre enjeu d'importance pour Lévis est de favoriser l'entrepreneuriat. «Il y a des entrepreneurs dans les industries du commerce, du logement, de la construction... c'est un joyau extrêmement attrayant parce qu'il y a beaucoup de jeunes familles [...] Ça prend des mesures pour accueillir de nouvelles entreprises, il faut s'assurer d'avoir les terrains et les infrastructures nécessaires», indique M. Thériault. À ce chapitre, le transport est une préoccupation. «Il faut penser au développement des routes et du transport en commun» pour bien desservir les nouveaux quartiers et parcs industriels, ajoute Karine Laflamme. Faire face au défi de la croissance, en somme.