Une accusation de leurre informatique a été portée contre Vincent Arcand.

Leurre informatique : après le mandat de paix, l'accusation

Vincent Arcand, 26 ans, a été accusé jeudi d'avoir communiqué dans un but sexuel avec quatre adolescents à l'aide de réseaux sociaux et de sites de clavardage.
Il y a déjà plusieurs mois que la police de Québec a Arcand à l'oeil. En août, il avait dû accepter de signer un mandat de paix en matière d'infraction de nature sexuelle après avoir fait monter un garçon de 10 ans dans son véhicule, à l'arboretum du domaine Maizerets, et avoir communiqué avec un autre jeune par Internet.
Après une plainte de la mère d'un des jeunes, la police avait saisi l'ordinateur de l'individu. Une première fouille avait été infructueuse.
Mais une expertise plus approfondie des données cryptées a permis au ministère public de porter jeudi une accusation de leurre informatique, commis entre le 6 et le 20 juin dernier à l'endroit d'un jeune. Trois autres jeunes auraient été joints par l'individu. 
Selon la police, Vincent Arcand s'était créé des profils factices sur Facebook, Skype et Mirc. Il se serait fait passer pour une adolescente âgée d'environ 14 ans, dont les initiales sont J.B., afin de communiquer avec des jeunes hommes. Une fois le premier contact fait, Arcand aurait incité ses nouveaux amis à se filmer avec une webcam en posant des gestes osés.
La procureure de la Couronne Me Carmen Rioux a consenti à ce que l'accusé soit remis en liberté après s'être engagé à respecter une longue liste de conditions.
Il lui sera formellement interdit de communiquer avec les quatre mineurs et ne pourra se trouver dans aucun lieu public, comme les parcs ou les cours d'école, fréquenté par les jeunes.
Vincent Arcand devra aussi se tenir très loin de tous les ordinateurs et autres appareils donnant accès à Internet.
Sa mère, chez qui il demeure, se voit forcée d'annuler son abonnement à Internet, même si l'ordinateur familial est muni d'un mot de passe.