«Je dis aux syndicats faites votre job ailleurs si vous voulez battre Harper, ici on la fait on le bat régulièrement», a lancé Gilles Duceppe alors qu'il était de passage à Québec, mardi.

Les syndicats doivent travailler ailleurs pour défaire Harper, estime Duceppe

Pour défaire le premier ministre sortant, Stephen Harper, ce n'est pas au Québec que les syndicats doivent travailler, mais ailleurs au pays, selon le chef bloquiste, Gilles Duceppe.
«Je dis aux syndicats faites votre job ailleurs si vous voulez battre Harper, ici on la fait on le bat régulièrement», a lancé M. Duceppe alors qu'il était de passage sur la Grande-Allée mercredi après-midi. «On a toujours battu Harper, le problème ce n'est pas au Québec, il n'a jamais gagné au Québec. (...) ce n'est pas ici que les conservateurs gagnent c'est dans l'ouest du Canada!»
Ce dernier réagissait à la stratégie de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) qui a décidé de ne plus appuyer le Bloc québécois (BQ), mais plutôt le candidat qui a les meilleures chances de défaire le candidat conservateur.
Le chef de la formation souverainiste a minimisé la perte de cet important soutien, affirmant que ce n'était pas la première fois que la centrale syndicale lui tournait le dos. «C'est la deuxième fois que ça arrive, c'est arrivé en 2004 que la FTQ avait pris une telle position. Et on a eu un résultat pas trop mal, c'est assez intéressant», a souligné M. Duceppe rappelant qu'il y a 11 ans, son parti a fait élire 54 députés. Il a tout de même reconnu qu'il préférait toujours obtenir le plus d'appuis possible.
Malgré cela, il n'entend pas faire d'appel aux autres syndicats. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) ne peut de toute façon pas prendre position puisque c'est écrit dans sa constitution, a cité en exemple le chef du Bloc québécois.
Celui-ci présente mardi son équipe complète dans la région de Québec.