L'entraîneur-chef Dan Lambert

Les Rockets heureux d'éviter le bris d'égalité

Comme la veille, les Rockets de Kelowna étaient dans l'attente du résultat du match entre les Remparts et l'Océanic, jeudi. Mais contrairement à mercredi, l'entraîneur-chef Dan Lambert avait une certitude : son club jouerait le lendemain (vendredi) en demi-finale.
Croisé au Colisée Pepsi, jeudi matin, l'ancien défenseur des Nordiques était souriant. Et pour cause : son club n'avait pas à se taper un bris d'égalité en soirée, ce fardeau revenant aux deux équipes de la LHJMQ.
«Nous sommes très heureux de la tournure des événements. Mais ce qui importe le plus, c'est qu'on soit toujours en vie», avouait celui qui a assisté aux deux derniers affrontements entre Québec et Rimouski.
Durant le match de mercredi, il admettait avoir ressenti une petite nervosité lorsque l'Océanic a pris les devants par 4-0 à mi-chemin en deuxième période. Si Rimouski avait continué à marquer pour l'emporter 8-0, 9-1 ou 10-2, Kelowna aurait été forcé de disputer le bris d'égalité contre les Remparts.
«Sincèrement, j'ai eu peur qu'ils se rendent à huit. Je me disais : "Ô mon Dieu, est-ce que ça va arriver? J'étais content de voir que le jeune gardien de Québec fasse de nombreux arrêts par la suite», confiait-il au sujet de Callum Booth, venu en relève à Zachary Fucale à 4-0 pour fermer la porte sur 17 lancers.
Retirer le gardien à 4-0?
Du haut des gradins, Lambert s'était aussi demandé si Serge Beausoleil n'allait pas retirer son gardien à la faveur d'un sixième joueur avec une avance de 4-0 pour doubler celle-ci.
«De la manière dont l'Océanic jouait, je l'aurais peut-être fait moi-même. L'allure du match pouvait le laisser croire, on aurait dit que Rimouski jouait en avantage numérique à cinq contre cinq, tandis que les meilleurs joueurs des Remparts ne jouaient plus tellement. Mais je n'étais pas en position de décider. En fait, j'espérais qu'il [Beausoleil] ne le fasse pas», rigolait Lambert.
À 6-0 ou 7-0, Beausoleil aurait-il osé poser un tel geste? «Ne le ferais-tu pas? Je le ferais aussi! On en a parlé avec Duby [Éric Dubois, son adjoint], mais notre focus était de continuer à jouer de la même manière, peu importe le nombre de buts que nous marquions. Cela dit, si on avait été plus proche de huit buts, on en aurait discuté, c'est sûr», confiait l'entraîneur-chef de l'Océanic.
À la fin du match, les Rockets ont envoyé un message texte à leurs joueurs pour leur confirmer l'horaire du jour. Tout aurait changé avec un bris d'égalité, même l'heure du déjeuner. Jeudi, ils ont plutôt pratiqué au Pavillon de la jeunesse, sachant qu'une demi-finale contre un club qui aura disputé trois matchs en trois jours les attend, aujourd'hui.
«Il ne faut pas croire que l'adversaire nous concédera la victoire parce qu'il en sera à un troisième match en autant de jours. Même que parfois, on dispute nos meilleurs matchs dans ces circonstances parce qu'on cherche à garder les choses simples. Nous avons joué contre Québec et Rimouski, on les connaît mieux maintenant, sauf qu'à ce moment-ci, il faut conserver son plan et ne pas chercher à réinventer la roue.»