L'ex-présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins.

Les propos de François Blais «méprisants», estime Martine Desjardins

L'ex-leader étudiante et candidate du Parti québécois dans Groulx, Martine Desjardins, juge que les propos de son rival libéral dans Charlesbourg, François Blais, déplorant qu'elle n'ait pas terminé sa scolarité de doctorat, sont méprisants à l'égard de son boucher, qui n'a pas de formation universitaire.
L'ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec s'est servi de cet exemple pour illustrer à quel point l'ex-doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval (UL) avait été irrespectueux, selon elle, à l'égard de tous les Québécois qui ont choisi de ne pas entreprendre des études à l'université. «C'est très méprisant de la part d'un universitaire», a dénoncé Mme Desjardins, qui salue plutôt la diversité des parcours.
Lundi soir, à l'occasion d'un débat portant sur l'enseignement supérieur organisé par l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES), M. Blais était invité, comme tous les candidats présents, à livrer un mot de la fin.
Celui qui était jusqu'au déclenchement des élections doyen à l'UL a alors conseillé à l'assistance composée d'une centaine d'étudiants de deuxième et troisième cycles: «Ne faites pas comme Martine Desjardins, finissez vos études».
Cette dernière détient un baccalauréat en enseignement, adaptation scolaire et sociale de l'Université de Sherbrooke ainsi qu'une maîtrise en sciences de l'éducation du même établissement. De 2007 à 2011, Mme Desjardins a poursuivi des études de doctorat en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal, mais n'a pas terminé sa formation de troisième cycle. «J'étais rendue à la rédaction», explique-t-elle, ajoutant que pour des «raisons évidentes», elle a mis de côté ce projet au moment où des milliers d'étudiants prenaient les rues d'assaut pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.
La nouvelle politicienne croit également qu'en s'en prenant à elle, M. Blais s'est attaqué aux femmes, qui sont toujours moins nombreuses que les hommes à poursuivre leurs études aux cycles supérieurs. De plus, le candidat libéral lance selon Mme Desjardins un très mauvais message aux jeunes qui, comme elle, choisissent de s'impliquer pour une cause.