Le pont de Québec

Les libéraux répondent aux demandes de Régis Labeaume

À moins de deux semaines des élections, les cinq candidats libéraux de Québec ont répondu favorablement à toutes les demandes de la liste d'épicerie du maire Régis Labeaume.
«C'est oui à tout», a résumé le candidat de Québec, Jean-Yves Duclos. Avec ses quatre collègues qui se présentent sur la Rive-Nord, ils avaient convoqué les médias en après-midi pour déposer à l'hôtel de ville une lettre à l'attention du magistrat dans laquelle ils s'engagent à financer tous ses projets prioritaires. Celui-ci n'était pas présent au moment de son dépôt puisque aucune rencontre n'avait été réclamée, a précisé la formation politique.
Les troupes de Justin Trudeau s'étaient engagées la semaine dernière à investir 340 millions $ de plus que les montants déjà promis par les conservateurs pour répondre aux attentes des maires de Québec et de Lévis. Mais ils n'avaient pas ciblé aucune des demandes de Régis Labeaume ou de Gilles Lehouillier. Cela n'avait pas échappé au maire qui, lors de son passage à Drummondville, avait appelé les libéraux à «préciser un peu où ils s'en vont», soulignant dans le Journal de Québec qu'il ne savait pas si ce moment était prévu pour ses quatre projets les plus importants.
Les candidats libéraux promettent ainsi de soutenir l'Institut national d'optique (INO) (77,2 millions, soit 50 millions $ sur cinq ans et 27,2 millions $ pour de l'expansion) et la création d'un Institut nordique à l'Université Laval (30 millions $).
75 M$ pour le pont de Québec
Ils s'engagent aussi à verser «au moins 75 millions $» pour la réfection du pont de Québec et maintenir la subvention de 60 millions $ pour l'agrandissement des installations du Port de Québec dans le secteur de Beauport. Quant au terminal de croisière, celui-ci s'inscrirait dans le cadre d'un programme d'infrastructure de transport, a précisé Jean-Yves Duclos. Finalement, le Parti libéral du Canada (PLC) appuie la requête des dirigeants de l'Aéroport international Jean-Lesage pour l'ouverture d'un centre de prédédouanement.
Si le chef du PLC, Justin Trudeau, n'avait pas pris d'engagements clairs lorsqu'il a rencontré Régis Labeaume en septembre, c'est parce qu'il n'avait pas encore déposé son plan financier, a expliqué M. Duclos. «On aurait pu nous accuser de faire des promesses sans avoir de chiffres pour les appuyer», a-t-il justifié. Celui-ci a assuré que Lévis ne serait pas en reste, puisqu'une annonce similaire est prévue pour les demandes de Gilles Lehouillier.