Les candidats libéraux Adam Veilleux, Jean-Yves Duclos et Antoine Bujold ont tapé sur le clou des promesses néo-démocrates qui laisseront, selon eux, un «trou de 28 milliards $» dans les finances publiques sur quatre ans.

Les libéraux critiquent les élus néo-démocrates de la région de Québec

Après les conservateurs, c'est au tour des libéraux de s'en prendre aux élus néo-démocrates de la région. Les candidats de Justin Trudeau refusent toutefois de parler d'une attaque ciblée contre ceux qu'ils surnomment les «députés fantômes» et qui sont en tête dans les sondages.
Le porte-couleurs libéral dans Québec, l'économiste de l'Université Laval Jean-Yves Duclos, ainsi que les candidats Antoine Bujold (Beauport-Limoilou) et Adam Veilleux (Beauce) avaient convoqué les médias lundi matin pour taper une nouvelle fois sur le clou des promesses néo-démocrates qui laisseront, selon eux, un «trou de 28 milliards $» dans les finances publiques sur quatre ans.
Ils reprenaient essentiellement le discours de la veille de leurs collègues ailleurs au Canada, notamment celui du député ontarien sortant et ex-économiste en chef de la Banque Royale du Canada, John McCallum, qui critiquait la volonté du chef néo-démocrate Thomas Mulcair de présenter un budget équilibré.
«Où vont-ils couper? Comment la région sera-t-elle impactée [sic]», a questionné M. Bujold, en interpellant les députés néo-démocrates du coin afin qu'ils admettent que leurs promesses ne pourront être financées. «Cela aura un impact significatif pour la région de Québec qui est une région en grande demande d'investissements en infrastructures», a renchéri M. Duclos.
Questionnés à savoir si la raison de cette sortie publique était d'attaquer ceux qu'ils considèrent comme leurs principaux adversaires, les trois candidats ont répondu en choeur qu'ils n'avaient pas d'ennemis. Antoine Bujold a aussi plaidé que les électeurs de sa circonscription devaient être «le plus éclairés possible» lorsqu'ils seront dans l'isoloir le 19 octobre. «Je ne suis pas ici pour être en adversité, je suis ici pour proposer quelque chose dans Beauport-Limoilou», a-t-il ajouté.
«Geste désespéré»
En début de campagne électorale, le premier ministre sortant, Stephen Harper, avait qualifié les députés néo-démocrates majoritaires dans la région de «cônes orange». Le candidat vedette dans Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, avait aussi soutenu que le bilan des troupes de Thomas Mulcair était nul. Du côté des libéraux, les candidats aspirants à représenter les 11 circonscriptions de la grande région s'en étaient plutôt pris aux conservateurs, critiquant essentiellement leur décision de lancer une campagne électorale longue et coûteuse. 
Celle qui désire retourner à Ottawa en octobre après un premier mandat de quatre ans, la néo-démocrate Annick Papillon, a qualifié la charge libérale de «geste désespéré». L'élue sortante de la circonscription de Québec ne comprend pas que ses adversaires puissent critiquer une plateforme qui n'a pas encore été dévoilée. «Ça manque de sérieux», a-t-elle renchéri.
Selon elle, tous les partis attendent les chiffres de Statistique Canada sur le produit intérieur brut (PIB) qui doivent être dévoilés mardi matin afin de savoir dans quelle posture économique le pays se trouve avant de présenter leur cadre financier.