Avec encore trois ans à écouler à son contrat, Antoine Vermette sait que son avenir est lié aux Coyotes de Phoenix... ou de Québec.

Les joueurs solidaires de Donald Fehr, selon Antoine Vermette

La sortie dissonante de l'ancien du Canadien, Roman Hamrlik, qui remettait en question le leadership de Donald Fehr cette semaine, n'est pas représentative de l'esprit de corps qui existe présentement au sein de l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH), croient Antoine Vermette, des Coyotes de Phoenix, et Marc-Édouard Vlasic, des Sharks de San Jose.
«Il y a peut-être des divergences entre certains gars, mais je suis persuadé que si on fait le tour des 750 joueurs qui forment l'Association, [la majorité s'entend]. Je dirais que l'initiative qu'on a prise auprès des propriétaires, avec notre dernière offre, a montré qu'on était prêts à faire des concessions, qu'on voulait engager la discussion... De s'être fait refuser ces discussions-là, ç'a juste rassemblé les troupes davantage», a estimé Vermette, mardi.
Selon l'attaquant des Coyotes, les joueurs de la LNH avaient élaboré leur offre de bonne foi et espéraient qu'elle inciterait les dirigeants de la Ligue nationale à mettre de l'eau dans leur vin, ce qui n'est pas arrivé. «C'est malheureux. On a essayé d'en donner pour voir si ça allait engager les discussions, pour voir si notre partenaire de négociation était prêt lui aussi à faire des concessions de son côté. Mais ça ne semble pas être le cas», a-t-il déploré.
Si la sourde oreille de la Ligue a resserré les rangs des joueurs, ces derniers ne s'étonnent pas que certains expriment une opinion contraire.
«Je vois d'où Hamrlik vient... Il est rendu à 40 ans, il lui reste peut-être un an ou deux ans, mais ça ne représente pas la majorité. [...] Je comprends néanmoins que, personnellement, il pense à lui. Sur 750 joueurs, il y en a peut-être 25 qui pensent comme lui, mais ils ne le diront pas, parce qu'ils veulent être unis. Il ne faut pas oublier que c'est grâce aux joueurs qui ont tout sacrifié avant nous qu'on est capables de faire l'argent qu'on fait...»
Selon Vermette et Vlasic, les «lockoutés» de la région demeurent solidaires du directeur exécutif de l'Association, Donald Fehr. «Les gars qui sont à Québec sont tous d'accord sur ce que Fehr dit. Lui, il est là pour les joueurs. Si les joueurs veulent s'entendre, il est là pour ça...» a laissé entendre Vlasic.