L'Allemande Kristina Vogel a remporté l'or à l'épreuve de vitesse en cyclisme.

Les JO express

Chacun son tour
Après les Français qui avaient mis en cause la domination des pistards britanniques aux JO de Londres, voici venu le tour de l'Allemagne. Kristina Vogel, deux fois championne du monde de vitesse individuelle (2014, 2015), s'est lâchée lundi sur les résultats des cyclistes britanniques au vélodrome de Rio: «Quand on regarde ces dernières années, ils étaient de la chair à canon. Je ne veux accuser personne de quoi que ce soit, mais c'est très discutable. Ils viennent en masse avec un niveau... Je ne sais pas comment ils font.»
«Can we get married now?»
<p>Charlotte Dujardin embrasse son fiancé Dean Golding après avoir remporté la médaille d'or en dressage, lundi.</p>
«Pouvons-nous nous marier maintenant?» À peine sa troisième médaille d'or olympique (après les deux enlevées à Londres en 2012) empochée en dressage lundi, Charlotte Dujardin a dû répondre à cette question affichée sur le t-shirt de son fiancé, Dean Golding. «En fait, il me l'avait demandé avant Londres et je lui avais bien sûr répondu oui. Mais comme je ne pense pas qu'il croyait que cela allait vraiment arriver, il l'a fait publiquement pour que je sois obligée de me marier avec lui», explique la Britannique de 31 ans, également vice-championne olympique par équipes la semaine dernière. Les deux fiancés se sont ensuite embrassés amoureusement pour le plus grand bonheur du public. Le tout en direct et en mondiovision, bien sûr.
Loi des séries
<p>Après avoir conquis l'argent au triple saut mardi, l'Américain Will Claye a fait sa demande à sa compagne Queen Harrison, spécialiste des haies.</p>
Le mariage est manifestement en vogue à Rio: après avoir conquis l'argent au triple saut mardi, l'Américain Will Claye a fait sa demande à sa compagne Queen Harrison, spécialiste des haies. «La bague était dans mon sac à dos. Je l'avais depuis un petit moment, restait à décider quand ça arriverait», a-t-il raconté par la suite. «Gagnant, perdant ou à égalité, j'ai senti que ça devait arriver aujourd'hui». Dimanche déjà, un plongeur chinois s'était mis à genoux, au pied du podium du plongeon 3 m, pour demander en mariage sa compatriote vice-championne olympique.
La victoire pour notre leader
«J'étais rempli d'indescriptibles émotions et de joie parce que je sentais que je pouvais apporter la victoire et le courage à notre leader», a réagi le Nord-Coréen Ri Se-gwang après sa médaille d'or au saut, sans jamais citer le nom de Kim Jong-un, le maître absolu de Pyongyang. «La médaille ne veut absolument rien dire pour moi. C'est un cadeau que j'offre à mon pays. Cette médaille d'or est la joie pour ma patrie», a ajouté le gymnaste de 21 ans, qui a effectué un salut militaire sur le podium pendant l'hymne national.
Un judoka égyptien renvoyé au pays
<p>L'Égyptien Islam El Shehaby a été renvoyé chez lui après avoir refusé de serrer la main de son vainqueur.</p>
Battu par l'Israélien Or Sasson en 8es de finale des +100 kg, Islam El Shehaby avait refusé de serrer la main de son vainqueur et n'avait effectué le salut (en s'inclinant) que contraint et forcé par l'arbitre. «Le Comité olympique égyptien a condamné avec force le comportement de M. Islam El Shehaby et il a été renvoyé chez lui», affirme un porte-parole du CIO. «Son comportement est contraire aux règles du fair-play et va à l'encontre de l'esprit de fraternité représenté par les valeurs olympiques.» «Outre une sévère réprimande, la commission de discipline du CIO a demandé au Comité olympique égyptien de s'assurer qu'à l'avenir tous ses athlètes reçoivent une éducation appropriée sur les valeurs de l'olympisme avant de les envoyer aux Jeux», conclut le porte-parole.
Grâce et disgrâce
<p>La gymnaste américaine Gabrielle Douglas</p>
La gymnaste américaine Gabrielle Douglas vient d'éprouver le dicton anglais «from hero to zero» (de héros à zéro) sur un plan personnel. Aux Jeux de Londres, elle s'était emparée de l'or au concours général individuel, consacrant la meilleure du monde dans sa discipline. À ceux de Rio, dans l'ombre de l'incroyable Simone Biles, elle n'a pu défendre son titre en finale (devancée en qualifications par sa compatriote Aly Raisman, médaillée d'argent) et a échoué dans la finale des barres asymétriques à la 7e place sur 8. Ses déboires sportifs ont coïncidé avec des critiques reçues sur les réseaux sociaux. «Il y a eu beaucoup de négativité, ç'a été un peu dur et en même temps très dérangeant», a commenté la jeune femme de 20 ans. Accusée d'être la seule des cinq gymnastes américaines à ne pas avoir mis la main sur le coeur lors de l'hymne national célébrant le titre par équipes, «Gabby» s'est sentie contrainte de présenter ses excuses. «Je n'ai jamais voulu manquer de respect et je présente mes excuses si j'ai offensé quelqu'un».
Le coup du chat
<p>Le Français Pierre-Ambroise Bosse a terminé 4e à la finale du 800 m.</p>
«Je sais que tu espérais mieux, toi aussi, je t'avais dit que je ferais une médaille, je ne l'ai pas fait, je suis désolé.» C'est le Français Pierre-Ambroise Bosse, 4e du 800 m remporté par le Kényan David Rudisha, qui s'adressait à son chat via France Télévisions. «Tu vas descendre de ce canapé, tu vas aller jusqu'au frigo, ouvrir la porte, tu vas ouvrir une bière et la boire cul-sec pour moi», ajoute le Français qui n'a pas réussi à suivre jusqu'à la ligne le rythme très élevé de la finale. Mais il a assuré n'avoir aucun regret, concédant avoir été au bout de lui-même pour garder sa quatrième place.
À table!
<p>Sawan Serasinghe (à droite) et son compatriote Matthrew Chau ont été éliminés au tournoi du double de badminton.</p>
Quatre boîtes de croquettes, six hamburgers, six frites, six brownies, un milk shake et (quand même) une bouteille d'eau pour faire passer le tout! L'Australien Sawan Serasinghe a décidé d'oublier dans la nourriture son élimination dans le tournoi du double de badminton. Il a posté une photo du festin sur sa page Facebook, assortie d'un bilan de ses Jeux, de remerciements pour ses fans et de cette résolution post-olympique: «Maintenant, il est temps de manger un peu de junk food après des mois de nourriture saine!»
Ils ont dit...
«C'est le plus grand moment de ma carrière.»
- Le Kényan David Rudisha, après avoir conservé son titre olympique sur 800 m
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<p>Le Brésilien Thiago Braz au saut à la perche</p>
«C'est incroyable! La première fois que je passe 6 mètres. Mon village voulait que je gagne!»
- Le Brésilien Thiago Braz, sacré à la perche après avoir battu son record personnel (6m03)
«C'est la première fois qu'on voit ça en athlé. Je pense que la dernière fois qu'on a vu ça, c'est quand Jesse Owens a couru en 1936 [...] Ça fait chier d'avoir un public de merde comme ça sur des JO [...] On n'est pas au foot [soccer].»
- Le Français Renaud Lavillenie, médaillé d'argent à la perche après avoir essuyé des sifflets pendant le concours, au micro de la chaîne française Canal+
«Désolé pour cette mauvaise comparaison. C'était une réaction à chaud et je réalise qu'elle était inappropriée. Désolé tout le monde.»
- Renaud Lavillenie s'excuse ensuite sur Twitter
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<p>La Bahaméenne Shaunae Miller, championne au 400m</p>
«Ça a été le vide et, quand j'ai réalisé ce qui se passait, j'étais au sol.»
- La Bahaméenne Shaunae Miller sur le plongeon qui lui a permis de remporter le titre olympique sur 400m
«Je suis déçue. Ca a été une année difficile et j'espérais que les choses finiraient bien. Je n'ai pas pensé à me jeter [sur la ligne d'arrivée]. J'ai donné tout ce que j'avais mais je n'avais plus rien dans les dix derniers mètres».
- L'Américaine Allyson Felix, médaillée d'argent sur 400 m
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<p>La Britannique Sophie Hitchon au lancer du marteau</p>
«Je ne voulais pas être une ballerine mais j'ai pratiqué la danse classique jusqu'à mes dix ans.»
- La Britannique Sophie Hitchon, médaillée de bronze au lancer du marteau
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«Il était le plus grand lutteur de son époque, je suis le plus grand de la mienne. Ça aurait été fantastique de l'affronter, quelque chose de transcendent que tout le public aurait pu admirer. J'ai tout gagné maintenant, je suis juste en compétition avec sa légende.»
- Le Cubain Mijain Lopez Nunez, champion olympique en lutte gréco-romaine (130 kg) pour la 3e fois consécutive, à propos de la légende de sa discipline, Alexandre Kareline