Goh V Shem

Les JO express

V pour victoire
«Je crois au feng shui, donc j'ai changé de nom parce celui-là est meilleur pour moi. J'ai remplacé Wei par V. Ça signifie victoire et c'est aussi plus facile à retenir.»
- Goh V Shem. Le Malaisien participera vendredi au match de la médaille d'or en double masculin de badminton.  AFP
Mendiant à Mexico, médaillé à Rio
<p>Misael Rodriguez contre l'Égyptien Hosam Hussein Bakr Abdin</p>
Le Mexicain Misael Rodriguez, 22 ans, voulait tellement aller à Rio qu'il n'avait pas hésité à mendier dans la rue et les bus, en compagnie d'autres boxeurs, afin d'obtenir suffisamment d'argent pour le voyage. «Cela valait vraiment la peine parce qu'une médaille issue de la rue a plus de saveur, surtout après toutes les critiques que nous avons endurées», commente Rodriguez, assuré au moins d'une médaille de bronze en se qualifiant pour les demi-finales des moyens (deux médailles de bronze sont attribuées). C'est aussi la toute première récompense pour le Mexique à Rio. «Je savais que ce serait un dur combat parce qu'aucun rival ne vous donnerait la médaille», ajoute Rodriguez, en expliquant avoir reçu très peu d'aide de son pays.  AFP
Tenir debout
<p>Diego Hypolito </p>
Le Brésilien Diego Hypolito, médaille d'argent au saut, a résumé de manière très imagée - et avec humour - sa progression au concours olympique de gymnastique depuis 2008 : «À Pékin, j'étais tombé sur l'arrière, à Londres, sur le visage, et à Rio, je suis resté debout à la réception. À vrai dire, je n'ai pas été aussi bon à Rio que lors des deux derniers Jeux, mais j'ai conquis une médaille. C'est inexplicable!» a constaté le gymnaste de 30 ans.  AFP
Il ne peut en rester qu'un
<p>Le Britannique Muhammad Ali </p>
Il n'y aura pas à Rio un second Muhammad Ali champion olympique de boxe. Le jeune Muhammad Ali, Britannique de son état et dont le papa, fou de boxe, lui a donné ce nom célèbre, a été battu au premier tour des 52 kg. Âgé de 20 ans, Ali était inconsolable après sa défaite. «J'ai attendu ce moment depuis si longtemps et j'ai laissé mes sentiments prendre le dessus. J'ai essayé de toutes mes forces, mais rien ne marchait comme prévu. Me voilà ici, fini...» se lamentait-il, en larmes et la voix tremblante. Le légendaire Muhammad Ali, décédé en juin à l'âge de 74 ans, s'était signalé au monde en prenant la médaille d'or olympique aux Jeux de Rome, en 1960, alors qu'il s'appelait encore Cassius Clay.  AFP
Entraîné aux frigos
<p>Péter Nagy</p>
Péter Nagy n'est venu à l'haltérophilie qu'en 2009, mais le Hongrois de 30 ans possède une solide expérience d'homme fort. Auparavant, il livrait des réfrigérateurs, tirait des véhicules, soulevait des troncs d'arbre ou d'énormes pierres, sans oublier les années passées en compétition mondiale des hommes forts, sept éditions en tout. «En 2009, j'avais tout arrêté parce que je voulais aller aux Jeux olympiques. Trois ans plus tard, j'étais aux JO de Londres», raconte Nagy, deuxième de sa poule de qualification des +105 kg, pour une 10e place finale avec un total de 420 kg, très loin certes des 473 kg record du vainqueur, le Géorgien Lasha Talakhadze. «Mon épreuve préférée était la course en tenant une barre avec des poids de chaque côté. Vous devez courir le plus rapidement et le plus loin possible. Mon meilleur score était de 25 m avec 420 kg de poids», sourit-il.  AFP
La citation
<p>Kristina Vogel</p>
«J'ai couru sans selle, j'ai couru sans selle. Vous avez vu? C'était dingue! J'ai eu un problème avec la tige, et la selle est tombée. Je garde une place spéciale à la maison pour une médaille et une selle.»
- Kristina Vogel. La cycliste allemande sur piste a été titrée mardi dans le sprint malgré des ennuis mécaniques.  AFP
Avec son idole
<p>Floyd Mayweather et Shakur Stevenson</p>
«Quand je suis sorti du ring et que j'ai vu Floyd Mayweather, alors que quelqu'un m'avait dit qu'il avait déjà quitté Rio, c'était comme... wouah!» a réagi Shakur Stevenson après avoir rencontré son idole. Souvent comparé à son illustre aîné pour son style fluide et la beauté de sa boxe, l'Américain de 19 ans n'en a pas pour autant perdu son objectif principal : «Je suis venu ici pour l'or, pas pour l'argent, ni pour le bronze. Je suis ici pour l'or olympique.» Restent deux combats à gagner pour le titre des 60 kg, dont sa demi-finale contre le Russe Vladimir Nikitin, jeudi (13h30). Stevenson raconte que sa philosophie de la boxe, enseignée par son grand-père, est d'une simplicité déroutante : «C'est l'art de frapper et de ne pas être frappé.»  AFP
L'Iran derrière son Hercule
Le site Internet de la Fédération internationale d'haltérophilie a été piraté mercredi et sa page Instagram noyée par des dizaines de milliers de commentaires après l'échec de l'haltérophile star iranien Behdad Salimikordasiabi aux JO de Rio. Mardi, après avoir battu le record du monde de l'arraché (216 kg) dans la catégorie des plus de 105 kg, l'haltérophile de 26 ans surnommé le «Hercule iranien» a manqué ses trois tentatives à l'épaulé-jeté. Une polémique est née lors de sa deuxième tentative, invalidée par les juges qui ont estimé qu'il n'avait pas complètement tendu l'un de ses bras alors que la charge de 245 kg semblait avoir été soulevée et stabilisée. Des manifestations de son entraîneur et de ses fans ont provoqué l'intervention de la police dans la salle. Des dizaines de milliers d'internautes iraniens ont noyé de commentaires la page Instagram de la Fédération dans les heures ayant suivi. «Behdad est un gagnant dans nos coeurs. Que Dieu maudisse les Olympiques», écrit un internaute. Contrairement à Facebook et Twitter, Instagram, très populaire chez la jeunesse iranienne, n'est pas bloqué par les autorités de la République islamique.  AFP