La Slovène Mateja Simic, la Russe Mariia Shorets et la Québécoise Sarah-Anne Brault sur la plage de Copacabana à la fin de l'épreuve de natation du thriathlon

Les JO express

Sarah-Anne Brault 42e
Sarah-Anne Brault a terminé au 42e rang du triathlon des JO de Rio avec un chrono de 2h04:28. «Dans une course comme celle-là, il fallait vraiment faire le groupe de tête, car sinon c'était fini», a expliqué à l'Agence Sportcom l'athlète de 26 ans dont la vie se partage entre Sainte-Foy, Victoria, l'Australie et l'Espagne. «Les meilleures rouleuses étaient en avant. Je ne suis pas constante en natation. Cette année j'en ai eu de vraiment bonnes et de moins bonnes. Et aujourd'hui, c'était une moins bonne.» Double championne du monde en titre, Gwen Jorgensen (1h56:16) a été sacrée championne olympique. L'Américaine de 30 ans était hyper favorite. Invaincue entre le 26 avril 2014 et le 9 avril 2016 - 17 victoires d'affilée -, elle n'avait été devancée que deux fois ces quelques semaines avant les Jeux. Le Soleil et AFP
Une médaille, ça change le monde
Six ans après un drame familial, Yoel Finol, 19 ans, a décroché vendredi la médaille de bronze en boxe, dans la catégorie des - 52 kg. Une récompense inespérée, alors que sa vie a basculé en avril 2010. Son beau-frère et entraîneur, Edwin Valdero, poignardait et tuait la femme de Finol, et se suicidait deux jours plus tard au poste de police. «C'était vraiment triste, mais cela fait déjà six ans maintenant. C'est du passé. Je lui ai pardonné», explique le Vénézuélien, après avoir donné la première médaille en boxe à son pays depuis 32 ans. «La vie change quand on gagne une médaille, non seulement comme être humain, mais également en tant que sportif.»  AFP
Du pain et... du saumon
<p>Ruth Beitia</p>
Le menu proposé au village olympique aux athlètes n'est pas très varié, selon l'athlète espagnole Ruth Beitia, spécialiste du saut en hauteur. «Notre alimentation est à base de poulet et de saumon, poulet et saumon, et encore poulet et saumon. Il y a aussi des pâtes et de la salade», explique-t-elle, ajoutant que quelques nouveaux produits ont été introduits au cours des derniers jours. À Rio depuis le 4 août, Beitia n'aime pas beaucoup le poulet et le porc, c'est pour cela qu'elle consomme beaucoup de saumon. «J'en ai tellement mangé que j'ai des démangeaisons en voyant le saumon maintenant», plaisante-t-elle.  AFP
Parti de rien
<p>Cheick Cissé </p>
Cheick Cissé est devenu un héros en donnant à la Côte d'Ivoire le premier titre olympique de son histoire. «Je suis l'exemple palpable», a dit le taekwondoïste de 22 ans après avoir décroché l'or des - 80 kg, vendredi. De retour en soirée dans le village des athlètes, il a croisé la superstar Usain Bolt alors que les quartiers jamaïcains et ivoiriens sont côte-à-côte. Cheick a montré fièrement sa médaille d'or à son idole et le duo a fait des égoportraits. «Je suis parti de rien du tout pour devenir quelqu'un. Sans moyens. Il faut dire à mes petits frères de croire en leurs rêves.» L'athlète ne dispose d'aucune salle pour travailler et compose avec les moyens du bord. «Je m'entraîne dans le sable, c'est très difficile», a expIiqué celui qui bénéficie de l'expertise d'une grande championne, la Franco-Canadienne Marlène Harnois, qui oeuvre depuis deux ans au développement du taekwondo grâce à une fondation.  AFP
Bière, tango et médaille
<p>Orlando Ortega</p>
«J'aime boire un demi pression et danser le tango», comme tout Espagnol qui se respecte... Et Orlando Ortega a même fait plus, puisqu'il a apporté à sa nouvelle patrie la médaille d'argent olympique du 110 m haies, mardi. Pour l'ancien Cubain naturalisé et habitant en Espagne depuis novembre 2013, c'est ainsi qu'il s'est familiarisé avec les coutumes et traditions de son nouveau pays. «En revanche, je n'aime pas trop la viande et les fruits de mer», ajoute-t-il en précisant avoir mangé une paella pour fêter son argent olympique.  AFP

Semenya de retour au sommet

<p>Caster Semenya </p>
Caster Semenya a été sacrée championne olympique du 800 m en 1:55,28, samedi à Rio. La Sud-Africaine, athlète intersexuée qui possède un taux de testostérone qui la rapproche des hommes, a devancé la Burundaise Francine Niyonsaba (1:56,49) et la Kényane Margaret Nyairera Wambui (1:56,89), dont les allures androgynes posent également question. Les médaillées ne souhaitaient pas répondre aux questions sur l'intersexualité, à commencer par Semenya. «Je pense qu'on court les unes pour les autres. Il n'y a pas de personnes discriminées. On ne s'attache pas à l'apparence des gens, à leur façon de parler, de courir, à leur musculature. Ce qui est important, c'est le sport en lui-même. Quand tu sors de ton appartement, tu penses à ta performance et pas à l'apparence de ton adversaire. Tu veux juste être meilleure jour après jour. Mon conseil à tous, c'est de prendre le plus de plaisir possible.» Semenya a été sous le feu des projecteurs en 2009 à Berlin, lors de son titre mondial, décroché à 18 ans. Son apparence avait entraîné une enquête approfondie menée par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) pour déterminer son genre sexuel. Elle revient au plus haut niveau depuis un an, à la suite de la suspension de la réglementation de l'IAAF concernant les intersexuées, qui l'obligeait à se médicamenter pour réduire son taux de testostérone. Une nouvelle réglementation à ce sujet doit être présentée dans l'année qui vient.  AFP
La couleur de l'amour
Dans la famille Sotomayor, on demande Lorenzo, cousin du deuxième degré de Javier, champion olympique à Barcelone en 1992 et détenteur du record du monde du saut en hauteur (2,45 m) sous les couleurs de Cuba. Mais contrairement à Javier, Lorenzo représente l'Azerbaïdjan et fait de la boxe, dans la catégorie des - 64 kg. Il disputera l'or dimanche contre l'Ouzbek Fazliddin Gaibnazarov. «Ma vie a changé à 100 %, mais je dois tout à Cuba. C'est là où j'ai tout appris. C'est ma patrie natale.» Et derrière ce changement de nationalité se cache une histoire d'amour. Tombé sous le charme d'une Russe habitant l'Azerbaïdjan, Lorenzo n'a pas trop hésité : face à la densité de la boxe cubaine, une qualification pour les Jeux était plus simple sous la bannière azerbaïdjanaise. Mais Cuba et Javier restent toujours ancrés dans son coeur. «Il ne connaît rien à la boxe, mais il m'a dit de me concentrer sur mon style et d'aller toujours de l'avant», souligne Sotomayor le boxeur.  AFP