Le groupe Les Heureux perdus a des allures de famille, rappelait hier le guitariste Éric Blanchard.
Le groupe Les Heureux perdus a des allures de famille, rappelait hier le guitariste Éric Blanchard.

Les Heureux perdus pleurent leur chanteuse

Nicolas Houle
Nicolas Houle
Le Soleil
Une triste nouvelle secoue la communauté artistique de Québec. Marylène Hains, la chanteuse de la formation folk rock Les Heureux perdus, n'est plus. La jeune femme, reconnue notamment pour son implication citoyenne, est décédée durant la longue fin de semaine de l'Action de grâces.
Le guitariste des Heureux perdus, Éric Blanchard, était sous le choc, mardi. Comme il le souligne, le groupe, qui venait tout juste de faire paraître un album, est tissé serré et a des allures de famille.
Le musicien raconte que, sur les planches comme au quotidien, Marylène était une battante. Celle qui était également professeure de philosophie était tourmentée par les travers de la société, tandis que sur le plan personnel, elle menait un combat contre la maladie mentale, étant atteinte de bipolarité. Autant d'éléments qui transparaissaient dans les chansons et même dans le nom de la formation. Au sein des Heureux perdus, personne n'aurait cependant cru qu'elle s'enlèverait la vie.
«C'est la maladie qui a fait qu'elle s'est rendue là, précise le guitariste. On voudrait maintenant trouver une façon de tourner ça pour en tirer quelque chose de positif.»
Éric et ses collègues jonglent avec l'idée de faire un concert à la mémoire de cette chanteuse «transcendante, qui inspirait et donnait de l'énergie à plein de monde». Il invite aussi les fans et la communauté artistique à envoyer des témoignages au www.myspace.com/lesheureuxperdus.