Bois-de-Coulonge

Les flâneurs

Le parc du Bois-de-Coulonge
Moins fréquenté et plus bucolique que les Plaines, le Bois-de-Coulonge est un havre de paix. Je vais souvent faire mon jogging dans ses sentiers ombragés, à travers les... écureuils. Toujours plaisant de s'asseoir sous le kiosque qui surplombe la falaise et d'y tenir des pique-niques en famille l'été. L'un de mes plus vieux souvenirs de Québec est ce chapiteau qui, au début des années 80, accueillait le théâtre d'été fondé par Jean-Marie Lemieux et Rachel Lortie. Normand Provencher
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Le SPOT
Le SPOT
Le SPOT, c'est la meilleure adresse estivale... sans domicile fixe. J'adore cette initiative nomade et rassembleuse qui porte bien son nom, acronyme de Sympathique Place Ouverte à Tous. Cette idée d'étudiants en architecture de l'Université Laval qui s'est concrétisée dans Saint-Roch en 2015 puis dans Saint-Sauveur l'été dernier, est une installation urbaine, petit village éphémère qui propose de tout : rencontres, yoga, impro, poésie, shows rock ou électro, bière, bouffe et carré de sable! On ne sait pas encore si le SPOT revient l'an prochain. Ni où cet îlot de détente communautaire et culturelle prendra forme. Mais on souhaite voir revivre ce petit quelque chose qui contribue au voisinage tissé serré des dynamiques quartiers centraux de Québec. Valérie Gaudreau
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La tour Martello
La tour Martello
La tour Martello, par une soirée chaude de juillet, exactement sous la pleine lune. Il s'appelait Martin, l'ami d'un ami, grand et beau. Mélanie chantait a capella, nous étions six, peut-être sept, petit bivouac improvisé en bas de la butte. Était-ce la lune pleine, la voix de Mélanie ou la moiteur de la nuit? La main de Martin est venue effleurer la mienne, nos doigts se sont enlacés. C'est là, dans l'herbe à l'ombre de la tour, qu'est né mon premier amour. Mylène Moisan
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La place de la FAO
La place de la FAO
J'aime la place de la FAO pour ces instants où on l'avait oubliée et où on la redécouvre, chaque fois avec le même émerveillement béat, en tournant le coin de la rue Saint-Paul en rentrant des galeries et des antiquaires. Se dresse alors la silhouette insolite de La vivrière, oblique comme la proue d'un vieux navire. J'aime l'eau qui ondule sur les pavés au pied de la dame. J'aime ce voyage en Europe des fins d'après-midi d'été lorsque les terrasses de la place s'animent et que la lumière décline. François Bourque
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Le parc Saint-André dans Neufchâtel
Le parc Saint-André dans Neufchâtel
C'était avant que le camp d'été devienne un acronyme, le PVE, pour «programme vacances-été». On ne parlait pas de modules de jeu, il y avait ce grand tourniquet en métal où on s'étourdissait jusqu'au mal de coeur. Dans cette banlieue où j'ai passé mon adolescence, ce parc me rattachait à l'enfance. Il y avait le terrain de baseball, sport que j'ai tout de suite aimé, peut-être pour sa lenteur. Et ce match de finale, où j'ai fait perdre mon équipe. Où, surtout, j'ai appris à relever la tête. Mylène Moisan
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La place Jean-Pelletier
La place Jean-Pelletier
Une petite marche de santé le midi? Je me dirige toujours vers les chaises de la place Jean-Pelletier, face à la gare du Palais. L'endroit me fait penser au jardin des Tuileries à Paris, avec les allées de gravier, la fontaine Éclatement II de Daudelin à côté, la verdure qui se mêle au bruissement de la ville. Toute une poésie que ces 44 fauteuils d'acier inoxydable, signés Michel Goulet et offerts par Montréal pour le 400e anniversaire de Québec! Alexandra Perron
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Le Domaine Cataraqui
Domaine Cataraqui
Toujours une fête d'aller au Domaine Cataraqui. Et pas besoin de prier les enfants ni le mari de suivre. Le lieu est splendide avec ses arbres centenaires et sa pente gazonnée que mes petits aiment dévaler. À l'automne, je vais y faire un tour pour l'expo-vente Etsy. Les artisans présentent leurs produits dans la serre, dans les salles à manger, dans les dépendances de ce domaine de 166 ans. On goûte ainsi un peu de cette époque passée, quand des barons du bois y vivaient. Alexandra Perron
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Le cimetière Saint-Patrick
Le cimetière Saint-Patrick
Je n'y passe pas mes fins de semaine, mais j'adore découvrir l'histoire des grandes familles de Québec au hasard d'une balade au cimetière Saint-Patrick, chemin Saint-Louis. L'emplacement magnifique a été aménagé en cimetière en 1879 par les Rédemptoristes, pour les Irlandais catholiques, mais il a accueilli depuis de nombreux francophones. C'est un véritable havre de paix où l'on peut se recueillir à l'abri d'arbres matures et de recoins floraux. Même si la plus vieille partie semble avoir été laissée à l'abandon, elle raconte à sa manière l'histoire des grandes familles qui ont contribué à la communauté irlandaise ici et ailleurs dans la province. Gilbert Lavoie
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Le cimetière Notre-Dame-de-Belmont
Le cimetière Notre-Dame-de-Belmont
À l'entrée, le cimetière Notre-Dame-de-Belmont se fait discret. Mais dès que l'on passe la grille, il semble s'agrandir à chaque pas. D'abord, les mausolées attirent le regard, puis celui-ci baisse avec respect devant les pierres tombales des soldats. Mais mon endroit préféré se trouve au fond, là où les arbres sont les plus gros. Crochies et vieillies, les tombes laissent deviner des épitaphes depuis longtemps effacées. Saisi d'un vertige, on réalise qu'après notre corps et notre souvenir, c'est notre nom qui finira par mourir à son tour. Soudainement, notre regard change, cherchant à attraper tout ce qui nous entoure, pour tenter un instant de figer le temps. Gabrielle Thibault-Delorme
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Le cimetière Saint-Matthew
Le cimetière Saint-Matthew
Il s'agit de mon parc préféré à Québec. Bien sûr, certains sont plus flamboyants, mais le cimetière Saint-Matthew est pour moi un havre de paix adjacent à l'animée rue Saint-Jean, comme si les arbres étaient des cloisons d'isolement atténuant les bruits de la ville. Les bancs de parc et les nombreux troncs d'arbre deviennent ainsi des endroits idéaux pour se plonger dans un bon roman, et les quelque 300 pierres tombales, elles, sont source d'introspection et de recueillement. Camille B. Vincent