De Luce Dufault à Yves Lambert, en passant par Stéphanie Lapointe, Bruno Pelletier, Michel Rivard et Daniel Boucher, toute la troupe de l'opéra folk Les filles de Caleb est venue lancer son premier disque hier à Québec.

Les filles de Caleb: un opéra folk moderne

La troupe de l'opéra folk Les filles de Caleb, qui prendra l'affiche en juillet au Grand Théâtre, a lancé un premier disque à Québec mardi soir. Un deuxième disque, ou un double contenant l'intégrale des chansons, est attendu au printemps.
Luce Dufault, qui incarnera Émilie Bordeleau, a offert une prestation devant quelques chanceux réunis au Château Frontenac pour l'occasion. Daniel Boucher, qui sera Ovila, a suivi, vibrant, de même qu'Yves Lambert, qui jouera Caleb. Bruno Pelletier et Stéphanie Lapointe (Napoléon et Blanche) ont aussi offert un très beau duo, tout en douceur.
Le producteur Paul Dupont-Hébert, celui qui nous a donné Notre-Dame de Paris, se montre à la fois confiant et fébrile devant la grande aventure scénique, pour laquelle il investira 5 millions $. Avant même que le disque arrive en magasin, quelque 12 000 billets de spectacle avaient été vendus au Québec, ce qui laisse espérer un beau succès. Évidemment, le producteur espère pouvoir transporter la création en France.
«C'est sûr qu'on va inviter des producteurs français à venir voir le spectacle. Ils aiment le côté carte postale de ma cabane au Canada. Les filles de Caleb est aussi la carte postale de la misère ici», a commenté M. Dupont-Hébert, précisant cependant que le spectacle aurait des allures modernes.
«C'est l'histoire de nos racines, mais on ne veut pas se lancer dans quelque chose qui ressemble à Séraphin. On veut une image moderne.»