Les étudiants s'invitent dans la campagne électorale

Les partis politiques ne courent pas derrière les associations étudiantes pour leur faire part de leurs idées. Mais celles-ci ont la ferme intention de s'inviter dans la campagne électorale.
«C'est certain que c'est nous qui devons les approcher», affirme le président de la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Thierry Bouchard-Vincent. Avec l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES) et les médias étudiants de l'établissement scolaire, la CADEUL a invité des candidats locaux à un débat qui doit avoir lieu dans les prochaines semaines. Ils espèrent obtenir des réponses favorables de toutes les formations politiques. 
Fonds de recherche
«Autrement, c'est difficile de se sentir inclus», affirme le président de l'AELIES, Stéphane Lebrun, qui constate que peu d'enjeux les touchant ont été abordés depuis le mois d'août. 
Si les étudiants des cycles supérieurs sont encore à peaufiner leurs revendications, un sujet est déjà inscrit sur la liste, soit celui des fonds de recherche fédéraux. Selon une recherche menée par l'AELIES, ceux-ci doivent être transférés au provincial parce qu'Ottawa les oriente en vue de favoriser la recherche appliquée au détriment de la fondamentale. 
La CADEUL est aussi de cet avis. Cette dernière réclame aussi le retour du formulaire long de Statistique Canada, la fin des projets d'oléoducs d'Enbridge et Énergie Est et le rétablissement du financement à Radio-Canada pour «avoir une information objective et de bonne qualité» dans la Capitale-Nationale, explique M. Bouchard-Vincent.
À la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), des contacts ont été établis avec les partis pour qu'ils remplissent un questionnaire dont les réponses seront soumises aux membres, affirme le président, Antoine Côté. Pour l'instant, seul celui de Stephen Harper n'a pas donné signe de vie. «On se questionne», affirme M. Côté, qui souligne que les positions de la FECQ ne sont généralement pas proconservatrices.
Préoccupée par le faible taux de participation des jeunes au scrutin fédéral de 2011, l'organisation lancera également une vaste campagne dans les médias sociaux et sur les différents campus afin d'encourager les cégépiens à exercer leur devoir de citoyen.