Selon Karen Greenberg, Ahmed Abbassi sonne le glas d'une pratique discutable qui a fait son temps plus de 10 ans après les attentats meurtriers du 11 septembre 2001.

Les États-Unis réclament une peine plus lourde pour Abbassi

Les procureurs du gouvernement américain ont plaidé lundi pour qu'Ahmed Abbassi, cet ex-étudiant de l'Université Laval arrêté à New York en avril 2013 par le FBI pour son implication présumée dans un complot terroriste, obtienne une sentence plus lourde que les six mois prévus pour avoir menti afin de demeurer aux États-Unis.
Le gouvernement a retiré ce printemps les accusations de terrorisme qui pesaient contre le Tunisien d'origine, qui a cependant plaidé coupable d'avoir falsifié des documents pour avoir le droit de rester aux États-Unis. L'avocate de l'homme de 27 ans, Sabrina Shroff, réclame une sentence équivalent au temps déjà passé derrière les barreaux depuis son arrestation, ce qui correspond aux critères fédéraux.
Mais les procureurs représentant le gouvernement ont réclamé lundi une peine plus lourde, soutenant que la preuve démontrait qu'Abbassi était «beaucoup plus dangereux qu'un immigrant ayant fraudé». L'avocate de la défense a rejetté ces allégations, affirmant que son client avait toujours refusé de s'engager à commettre un acte terroriste.