Hillary Clinton pose avec le chanteur Pharrell Williams pour un égoportrait, dans les coulisses d'un rassemblement démocrate à Raleigh, en Caroline du Nord.

Les États-Unis en campagne

Le pire et le meilleur de la semaine :
Poids lourds et paillettes
Le président Barack Obama, le vice-président Joe Biden, l'ancien président Bill Clinton, le sénateur Bernie Sanders, la sénatrice Elizabeth Warren et Chelsea Clinton ont tous été mobilisés cette semaine sur le terrain, dans un ultime effort pour mobiliser les électeurs démocrates dans les États-clés. Des bus étaient parfois affrétés pour les conduire jusqu'aux bureaux de vote anticipé.
Hillary Clinton, 69 ans, a poursuivi ses attaques contre Donald Trump, selon elle complètement incapable de diriger le pays. Elle a aussi joué les paillettes, avec des vedettes pour essayer de mobiliser les jeunes et les minorités. 
Pharrell Williams jeudi soir en Caroline du Nord, Jay Z et Beyoncé vendredi soir dans l'Ohio, Katy Perry, samedi en Floride.
Pour son dernier rassemblement lundi soir, Mme Clinton sera accompagnée du couple Obama, de son mari et de leur fille.  AFP
Republican presidential candidate Donald Trump speaks during a campaign rally, Saturday, Nov. 5, 2016, in Reno, Nev. (AP Photo/ Evan Vucci)
La citation
«Gentil et calme. N'est-ce pas? Reste concentré, Donald, reste concentré. Pas de digressions, Donald, pas d'excès»
- Ce que Donald Trump s'est dit à lui-même à voix haute mercredi soir lors d'un rassemblement électoral. Après une campagne marquée par les insultes et les dérapages incontrôlés d'un ego surdimensionné, le candidat républicain semble avoir enfin découvert les vertus de la discipline.
Melania, le retour
Melania et Donald Trump à leur arrivée à Wilmington, en Caroline du Nord, samedi.
Melania Trump a tenu son premier discours de campagne en solo. «Nous devons trouver une meilleure façon de nous parler, d'être en désaccord, de nous respecter», a-t-elle déclaré, visiblement intimidée, en dénonçant notamment le harcèlement sur Internet. 
Un contraste saisissant avec les diatribes de son mari et ses tweets volontiers insultants dont s'est moqué vendredi l'ex-président Bill Clinton.
«Je ne me suis jamais senti aussi mal pour quelqu'un de ma vie que quand j'ai entendu sa femme dire dans un discours "c'est terrible, le harcèlement sur Internet". Je me suis dit, oui, surtout quand c'est fait à 3h du matin contre une ancienne Miss Univers par un type qui veut être président», a-t-il ironisé à propos d'une célèbre salve de tweets de Donald Trump.  AFP
Le discours
Tim Kaine
Le colistier de la démocrate Hillary Clinton, Tim Kaine, a fait une petite entrée dans l'histoire en prononçant un discours entièrement en espagnol dans l'Arizona, État-clé frontalier du Mexique, où Mme Clinton est distancée par Donald Trump.
Son thème? La richesse de l'immigration. C'était la première fois que dans un rassemblement de campagne présidentielle un discours était entièrement en espagnol, selon l'entourage de Mme Clinton.
Kaine avait appris l'espagnol en 1980 au Honduras, lors d'une année passée avec des missionnaires jésuites. «No hablo español perfectamente» (je ne parle pas parfaitement l'espagnol), a-t-il déclaré modestement.
«Well, Señor Kaine, hablaste español muy bien» (Monsieur Kaine, tu parles très bien l'espagnol), a titré le lendemain le New York Times.
La longue route
La route a été longue depuis la première candidate à la présidence américaine Victoria Woodhull, qui en 1872 s'était présentée à 34 ans - légalement trop jeune - comme candidate du Parti de l'égalité des droits. L'histoire n'a même pas gardé le décompte de ses votes...
Deux femmes seulement ont figuré sur le ticket d'un grand parti pour la vice-présidence : la républicaine Sarah Palin (2008), colistière de John McCain, et la démocrate Geraldine Ferraro en 1984, derrière Walter Mondale. Les deux avaient perdu. AFP
La comparaison
Floride: 29 grands électeurs
• Gagné par Barack Obama (démocrate) en 2008 et en 2012, par le républicain George W. Bush en 2000 et en 2004. 
• Clinton 47,4 %, Trump 46,2 % (Johnson 2,4%, Stein 1,3%).
Ohio: 18 grands électeurs
• Gagné par Obama en 2008 et en 2012, par les républicains en 2000 et en 2004. 
• Trump 46,3 %, Clinton 43 %.
Caroline du Nord: 15 grands électeurs
• Gagnée en 2008 par Obama et en 2012 par Mitt Romney, son opposant républicain. 
• Trump 46,8 %, Clinton 46 %.
Pennsylvanie: 20 grands électeurs
• Historiquement démocrate, gagnée par Obama en 2008 et en 2012. 
• Clinton 46,8 %, Trump 43,8 %.
Virginie: 13 grands électeurs
• Historiquement républicaine, gagnée en 2008 et en 2012 par Obama. 
• Clinton 46,6 %, Trump 41,4 %.
Géorgie: 16 grands électeurs
• Traditionnellement républicaine, gagnée par le républicain John McCain en 2008, et par Romney en 2012. 
• Trump 48,3 %, Clinton 42,7 %.
Michigan: 16 grands électeurs
• Traditionnellement démocrate, gagné par Obama en 2008 et en 2012. 
• Clinton 46 %, Trump 40,3 %.
Arizona: 11 grands électeurs
• Traditionnellement républicain, gagné par les républicains en 2008 et en 2012. 
• Trump 46,3 %, Clinton 42,3 %.
Colorado: 9 grands électeurs
• Gagné par les démocrates en 2008 et en 2012, par les républicains lors des trois précédentes élections. 
• Clinton 42,8 %, Trump 40,2 %.
Iowa: 6 grands électeurs
• Gagné par Obama en 2008 et en 2012, par Bush en 2004. 
• Trump 41,7 %, Clinton 40,3 %.
Nevada: 6 grands électeurs
• Gagné par les démocrates en 2008 et en 2012, par les républicains en 2000 et en 2004. 
• Trump 46 %, Clinton 44 %.
New Hampshire: 4 grands électeurs
• Gagné par Obama en 2008 et en 2012. 
• Trump 43,5 %, Clinton 42 %.