Le Sacrilège et le Fou Bar

Les épicuriens

Le Sacrilège et le Fou Bar
Deux endroits cultes pour noyer la nuit, le Sacrilège et le Fou Bar sont à un jet de pierres l'un de l'autre sur la rue Saint-Jean. On y va autant pour les lieux, sympathiques et décomplexés, que pour la faune qui fréquente les deux bars. Que de soirées bien arrosées on y a passées... Éric Moreault
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Les alcôves de l'Auberge Saint-Antoine
Les alcôves de l'Auberge Saint-Antoine
Je passerais mes hivers dans l'une de ces alcôves aménagées perpendiculairement au café-bar Artéfact. J'aime leurs étagères longilignes pleines de livres, leurs foyers, leurs canapés et leurs fauteuils ensevelis sous les coussins. J'aime ces jours de tempête et de grand froid qui incitent à prolonger l'heure de l'apéro dans ce boudoir intime. Quand les stores sont baissés, j'oublie où je suis, je me fiche que le fleuve soit à côté, j'ai envie de tout éteindre et, oui, de me faire servir comme une comtesse de Downton Abbey en pied de bas. Michèle LaFerrière
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Le bar Sainte-Angèle
Le bar Sainte-Angèle
Qui sait où c'est? Car la porte qui mène à l'intérieur est austère... Seul un petit écriteau au-dessus de celle-ci indique où se cache ce mystérieux bar. Ce qui frappe le plus en cet endroit, c'est l'intimité qu'il offre. Les soirs de spectacle, les rythmes jazz enlacent tout le monde venu prendre un verre. Les lumières tamisées, la caisse enregistreuse datant d'une autre époque, les boiseries et l'odeur ambiante de l'alcool... tout contribue à ce que la musique vous fasse léviter. Coup de coeur : la carte des cocktails! Jean-Frédéric Moreau-Montreuil
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L'Épicerie J.A. Moisan
L'Épicerie J.A. Moisan
«Maman, est-ce qu'on va à mon épicerie?» Même si je ne me connaissais aucun lien de famille avec cette institution de la rue Saint-Jean, j'aimais aller fouiner à travers ses rayons. Sentir son odeur, regarder pendant de longues minutes les vieilles boîtes en métal alignées sur les étagères. J'aime encore aller flâner chez Moisan, avec cette même excitation enfantine, voir que certaines choses ne changent pas, ne bougent pas. Comme faire un pas de côté dans la frénésie du monde. Mylène Moisan
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Le Café Au Temps Perdu
Le Café Au Temps Perdu
Il y a dans ce bar de l'avenue Myrand quelque chose qui me séduit à chaque visite. Une ambiance surannée, une faune bigarrée de 17 à 77 ans issue des milieux universitaire et collégial, un service enjoué, les hot-dogs européens extra choucroute. Les photos d'artistes sur les murs, les Bogart, Brel et Brando, ajoutent à l'ambiance. Pour une entrevue, c'est ma place. Et pour savoir ce qui se passe dans le quartier, les propriétaires Mario et Claude Lambert ne sont jamais loin pour vous jaser ça... Normand Provencher
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Le bar arcade MacFly
Le bar arcade MacFly
Dans cet établissement de la rue Caron, on retombe un peu en enfance. Il faut être fait fort pour résister à l'appel bruyant des machines à boules vintage et des vieilles bornes d'arcade qui font renaître un (sain!) esprit de compétition, quitte à risquer la tendinite en faisant courir un bonhomme pixellisé dans un jeu d'athlétisme. J'étais déjà vendue au concept. Mais d'y voir briller les yeux de mon grand frère, qui ne s'est jamais guéri de sa passion des jeux vidéo, m'a confirmé que ce lieu est magique. Geneviève Bouchard
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Le Krieghoff
Le Krieghoff
Le Krieghoff fait partie de ces cafés typiques de Québec où il fait bon manger, boire et discuter dans une atmosphère chaleureuse et relax. J'y ai fait des entrevues mémorables - les lieux prêtent à la détente et la confidence. Ce sont de précieux moments. Éric Moreault
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L'Épicerie de la rue Couillard
L'Épicerie de la rue Couillard
L'épicerie de la rue Couillard, c'est mon feel good dépanneur. Qu'on soit du coin ou touriste, il y a là de quoi se bricoler un pique-nique dans le Vieux-Québec et ramener quelques belles trouvailles à la maison. Sandwichs, chocolat, bière, huile d'olive... C'est plein de bons choix. Au-delà de la bouffe, il y a quelque chose dans l'exigüité des lieux, le décor chaleureux et le service sympathique qui donne envie de sourire et de parler au voisin. À croire qu'on y vend aussi des bons sentiments. Annie Morin
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Le Marché du Vieux-Port
Le Marché du Vieux-Port
Quand j'étais petite, mes parents partaient de Saint-Jean-Chrysostome pour aller faire des courses au Marché du Vieux-Port. Ma mère est Française, a toujours aimé l'ambiance des halles, la fraîcheur des produits. Elle y avait ses habitudes, qu'elle m'a transmises. Pour moi, le Marché, c'est en même temps la marina, les touristes, la rue Saint-Paul toute proche. Une sortie parfaite. Reste à voir ce qui en restera après son déménagement vers ExpoCité. Alexandra Perron
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Les Salons d'Edgar
Les Salons d'Edgar
J'aime l'ivresse des fins de nuit des Salons d'Edgar, rue Saint-Vallier, à cette heure où le temps s'est depuis longtemps arrêté. J'aime la théâtralité du décor clair obscur, les lumières qui s'égarent sur les draperies et les tapisseries sombres, le feu dans le foyer, la lenteur des parties de billard où on parle davantage que l'on joue, pendant qu'Elvis chante Blue Christmas à tue-tête. J'aime les rires et la mystique de ces salons sortis d'un autre siècle. Je ne vois pas d'autre lieu qui, pour moi, puisse incarner aussi bien la fête. François Bourque
Le Buffet de l'Antiquaire
Le Buffet de l'Antiquaire
La serveuse nous mitraille de ses questions. Pas le temps de niaiser, il faut que ça roule, le restaurant est bondé comme toutes les fins de semaine. «Pain brun, pain blanc ou pain ménage? Beurrées? Confiture maison ou caramel? Les oeufs tournés, miroir ou brouillés? Bines ou bacon?» Mon ami originaire de la Suisse, et qui parle très bien français, n'a rien compris. Il pousse un soupir de soulagement quand il voit son interlocutrice tourner les talons et revenir un peu plus tard avec son assiette et son «ordre de toasts». Si ce n'est pas le meilleur déjeuner qu'il a mangé à vie, c'est certainement le plus Québécois. Niché sur la rue Saint-Paul depuis 40 ans, le Buffet de l'Antiquaire garantit une expérience égale à tous ses clients, du débardeur du port à l'avocat pressé d'aller plaider en passant par le touriste curieux de goûter à des cretons ou un ragoût de pattes. Tout comme la serveuse et le menu, le décor a été figé dans le temps, quelque part au milieu des années 70. Et c'est ce qui fait qu'on y retourne même si le café filtre est infect. C'est ce qu'on appelle une institution. Annie Mathieu
La terrasse de la Barberie
La terrasse de la Barberie
Voilà un endroit où se côtoient des avocats en complet-cravate et des coureuses en espadrilles. L'été, la lumière du soleil couchant est atténuée par le feuillage de grands arbres. Le quartier Saint-Roch s'y révèle dans toute sa diversité avec une oeuvre d'art et une autoroute en guise de paysage. Une petite fringale? Tu as le droit d'apporter ton lunch ou de te faire livrer une pizza. Avec de la chance, ce sera le soir où un restaurateur proposera des grillades cuites sur le barbecue. La bière n'en sera que meilleure. Michèle LaFerrière