Les membres du conseil d'administration du Carnaval se mobilisent pour vendre la Symphonie hivernale, un spectacle de Louis-Jean Cormier avec l'Orchestre symphonique de Québec présenté au Centre Vidéotron.

Les détenteurs de J'ai ma place invités à «sauver le Carnaval»

Les détenteurs de sièges J'ai ma place dans le Centre Vidéotron sont invités à «sauver le Carnaval» en achetant des billets pour la Symphonie hivernale, le spectacle de Louis-Jean Cormier avec l'Orchestre symphonique de Québec dont les ventes tournent au ralenti.
«Sauvons le Carnaval de Québec!» peut-on lire dans l'objet d'un courriel envoyé mercredi à 3000 détenteurs de sièges et provenant du fondateur de J'ai ma place et nouveau membre du conseil d'administration du Carnaval, Mario Bédard. 
«Oui, le titre est un peu direct», a concédé M. Bédard sourire dans la voix au bout du fil lorsque questionné sur ce courriel dont Le Soleil a obtenu copie. «Mais pour moi, c'est aussi un peu la vérité. Le Carnaval, il faut s'en occuper, c'est à nous, il faut y aller. Je me suis dit que j'allais envoyer un mail que les gens allaient ouvrir et lire», a-t-il poursuivi.
«Je ne voudrais pas perdre le Carnaval comme nous avons perdu nos Nordiques en 1995», écrit le comptable de chez Mallette dans la lettre au ton personnalisé. «J'aimerais te voir à l'activité-bénéfice du 28 janvier, soit la Symphonie hivernale», poursuit-il. Il y invite les individus, mais surtout les gens d'affaires qui, dit-il, ont les moyens de s'impliquer pour aider les finances du Carnaval en pleine restructuration.
«Je vendais des places à 5000 $ pour aider la construction de l'amphithéâtre, je suis convaincu que je peux en vendre pour la Symphonie
Le Carnaval espère 6000 personnes pour ce spectacle symphonique de Louis-Jean Cormier qui fera partie d'une soirée avec couronnement de la reine du Carnaval et DJ dans le hall du Centre Vidéotron. 
Or, Le Soleil rapportait mercredi que les ventes n'ont pas été aussi importantes qu'espérées pour ce spectacle annoncé peu avant les Fêtes et dont le prix est de 40 $ à 230 $.
«Quand tu es déçu des ventes, il faut que tu parles au monde. Les gens d'affaires doivent comprendre que c'est un événement-bénéfice», poursuit M. Bédard.
C. A. mobilisé
Et Mario Bédard n'est pas le seul à envoyer un tel courriel «de son cru». Tous les nouveaux membres du conseil d'administration nommé en juillet pour relancer les finances et la programmation de la fête hivernale sont mobilisés, dit-il.
Outre Mario Bédard, le conseil compte des gens d'affaires comme Alain April, Serge Ferland, P.-Michel Bouchard, Luc Paradis et Jean-Guy Poulin. Le groupe a décidé mercredi matin de faire bouger les choses. «Chacun a écrit à sa liste de clients», a dit M. Bédard. 
Pour celui qui a fondé J'ai ma place, s'impliquer personnellement dans la relance du Carnaval est essentiel. «Quand tu t'embarques, c'est pour que ça brasse et que ça marche. Au C. A., on s'est établi une liste des compagnies importantes pour essayer de leur vendre des batchs de billets. Je suis convaincu qu'on va en vendre beaucoup.»
Au moment de l'entretien avec Le Soleil en fin de journée, Mario Bédard avait reçu 22 réponses positives. «Je suis persuadé que je vais en avoir vendu de 50 à 100 billets avant de me coucher ce soir», a-t-il défié, confiant.