Octobre, Les Cowboys Fringants

Les Cowboys Fringants: creuser le sillon***1/2

Les albums des Cowboys Fringants se suivent - ils en sont au neuvième de chansons originales - et peuvent en surface finir par se ressembler un peu. À grand renfort de chansons à personnages, de coups de gueule musicaux et d'hymnes festifs, l'énergique bande s'est au fil des deux dernières décennies forgé une griffe forte qui a fait ses preuves et qu'elle continue de cultiver.
Si le groupe ne s'éloigne pas trop des territoires connus, on ne peut pas dire qu'il tourne en rond pour autant. Musicalement touffue, subtilement orchestrée et livrée avec coeur (le chanteur Karl Tremblay est de ceux qui se bonifient avec l'âge), cette nouvelle collection ramène à l'avant-plan des Cowboys en grande forme. Portraits sensibles et imagés, joyeux défouloirs (avec sa puissante ligne de basse, La La La peut convoiter la palme, même si son texte n'épate pas toujours par sa subtilité), humour grinçant et touchantes tranches de vie (Les feuilles mortes, trempée dans la nostalgie) s'y succèdent, promettant d'énergiques retrouvailles sur scène. Les Cowboys Fringants sont attendus au Grand Théâtre le 19 décembre. Gageons que leurs fans feront bon usage de la piste de danse aménagée à l'avant du parterre...