Un officier à la timonerie de la Garde côtière canadienne

Les conditions d'embauche ont bien évolué

La marine a considérablement évolué au cours des dernières années, et les conditions minimales d'embauche ont fait de même. «Quand j'ai débuté dans le métier, dans les années 80, tout ce que ça prenait pour commencer à travailler sur un bateau, c'était une paire de bottes. Les choses ont bien changé», lance en rigolant Patrice Caron, vice-président exécutif du Syndicat international des marins canadiens.
Il faut tout d'abord, comme pour tout voyageur, un passeport valide. Il faut également obtenir un certificat médical pour gens de mer d'un médecin approuvé par Transports Canada, compléter avec succès la Formation des mesures d'urgence en mer (FUM II) et une autre de secourisme en mer.
Finalement, le futur marin doit montrer patte blanche et obtenir un certificat de négativité. Il s'agit d'une attestation certifiée que son casier judiciaire est vierge. Cette vérification est réalisée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Pour compléter ce certificat, il faut, dans la plupart des régions du Québec, faire affaire avec une des 10 entreprises privées autorisées par la GRC. Ces entreprises prélèveront les empreintes digitales de la personne, qui devra également présenter deux pièces d'identité, dont une avec photo.
L'entreprise se chargera de transmettre par voie électronique les empreintes à la GRC, qui complétera la vérification du casier judiciaire dans un délai de cinq à sept jours, si le casier est vierge. Les frais varient entre 45 et 80 $.
S'il n'y a pas d'entreprise privée sur votre territoire, il faut alors se présenter au poste de la Sûreté du Québec le plus près avec les deux pièces d'identité et le formulaire GRC-C216C de la GRC. Les policiers prendront les empreintes digitales, que la personne fera ensuite suivre à l'une des entreprises autorisées pour le reste du processus.