La France et la Suisse attendent le groupe d'ici la fin du mois. Les membres attribuent leur succès dans les vieux pays à la nature de leur musique. 
De gauche à droite, Marie-Christine Roy, Luke Dawson, Isabeau Valois, François Gagnon et Simon Pelletier-Gilbert

Les chercheurs d'or: de la musique 
plein les valises

Pas toujours facile la vie de tournée... À entendre Les chercheurs d'or, leur premier passage en France, en 2010, a souvent frisé le cauchemar. «Ç'a été assez périlleux merci! Il est arrivé toutes sortes de péripéties du début à la fin : des histoires de trains, de camions, de maison remplie de gaz qui allait exploser... Ça ne finissait plus! Les cheveux blancs que j'ai sont sortis là!» rigole le batteur Simon Pelletier-Gilbert.
Si le baptême a été ardu, il n'a pas moins marqué un tournant pour le groupe, qui a rencontré à ce moment une équipe déterminée à faire voyager sa musique enracinée dans le folk à l'américaine, mais déclinée dans la langue de Richard Desjardins. C'est d'ailleurs de l'autre côté de l'Atlantique que la formation a livré la plus grande partie de ses prestations depuis deux ans. Et rassurez-vous, leurs conditions de travail se sont grandement améliorées depuis 2010 : les musiciens ont utilisé l'épithète «relax» pour qualifier leur dernier séjour, où ils ont joué dans une dizaine de salles combles...
«Les premières fois qu'on allait en France, on n'y croyait pas du tout», observe le guitariste François Gagnon. «On allait là comme en vacances. On se disait qu'on allait jouer là-bas, que ça allait tellement être le fun, qu'on allait se promener partout et voir du pays. On n'avait pas l'impression que ça marcherait tant que ça. Mais avec le temps, il faut croire que ça marche bien.»
Si bien qu'ils referont sous peu leurs valises : la France et la Suisse les attendent d'ici la fin du mois. Ils attribuent leur succès dans les vieux pays à la nature de leur musique. «Il y a un côté convivial, humain, villageois qui colle bien au projet des chercheurs d'or», note Simon Pelletier-Gilbert. Son collègue avance une autre théorie : «Ça s'explique aussi par une espèce de culture qu'ils ont là-bas. Les gens vont aux spectacles. Ils sont souvent abonnés ou ils sont conscients qu'ils veulent maintenir leurs salles de spectacles en vie», ajoute François Gagnon. Avant de repartir, le groupe a rendez-vous avec le public du Théâtre Petit Champlain samedi.
Pas de triche
Avec la parution de leur deuxième album, l'automne dernier, ceux qu'on nommait Isabeau et les chercheurs d'or se sont offert un changement d'appellation : le nom de la chanteuse Isabeau Valois a disparu pour mieux représenter leur dynamique de groupe. «Les gens pensaient parfois que c'était une chanteuse avec ses musiciens, alors qu'on est vraiment un band. Ce n'est pas Isabeau qui mène toutes les interactions sur scène», explique François Gagnon.
Dans la pochette de ce deuxième album, Les chercheurs d'or posent fièrement avec leurs instruments (sauf pour Marie-Christine Roy, qui a troqué son violon pour un chat!). Le choix n'est pas fortuit et traduit la démarche artistique du groupe, qui a placé un souci d'authenticité au coeur de sa création. Ce qu'ils ne peuvent obtenir d'un banjo, d'une mandoline, d'une guitare, d'une contrebasse, d'un violon ou d'instruments de percussion, ils préfèrent s'en passer. Pas de triche.
«C'est une limite qu'on se donne et dont on ne déroge pas. Il y a quelque chose de brut entre l'instrument acoustique et la personne qui le joue. C'est intéressant de le conserver. Il n'y a rien qui vient interférer. Quand on commence à parler d'AutoTune et de bidouillages, les possibilités sont tellement infinies que si tu n'imposes pas de limites, tu peux te perdre complètement dans la création», explique Simon Pelletier-Gilbert.
«Quand on arrive en spectacle, what you see is what you get, renchérit François Gagnon. La seule chose qui diffère entre les albums et la scène, c'est l'énergie.»
»» Vous voulez y aller?
Qui: Les chercheurs d'or (Guillaume Arsenault en première partie)
Quand: le samedi 15 mars 
à 20h
: Théâtre Petit Champlain
Billets: 27 $ ou 30 $
Info: 418 692-2631