Même s'ils veulent tous gagner, on sent une forte solidarité entre les candidats, du moins au premier épisode. Ils se connaissent et se respectent.

Les chefs! - La revanche: Tout se joue sur la tarte

C'est bien connu, c'est souvent sur les classiques que se butent les candidats des Chefs!. Après les crêpes, la crème anglaise et l'oeuf poché, la tarte Tatin. Un défi, même pour des pros comme les 12 anciens candidats de retour pour la cinquième saison, Les chefs! - La revanche, qui démarre dès lundi à 20h sur ICI Radio-Canada Télé. Et avec Jean-Luc Boulay, qui s'y connaît en tarte Tatin, ces kamikazes de la casserole ont intérêt à ne pas la rater.
Une bonne dose d'adrénaline, de rage et même de sang (!) pour lancer cette saison de 10 épisodes, qui arrive bien tardivement. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une émission «de l'intensité d'une finale», comme le pensent les juges, mais parlons d'un départ canon pour cette édition spéciale.
Outre le fait de ramener d'anciens candidats qui ont laissé leur marque, la formule demeure sensiblement la même. À la différence que cette année, il y autant de filles que de garçons dans la compétition. Pour la première, ils sont divisés en deux équipes de gars et deux équipes de filles, les jaunes, les verts, les bleus et les rouges. Leur caucus fait penser aux joueurs de la LNI, qui réfléchissent à haute voix à leur impro.
Je suis particulièrement heureux de retrouver Isabelle, qui l'a échappé de peu l'an dernier, Ashley, Sébastien, Frédéric et Marjorie. Étrangement, même s'ils veulent tous gagner, on sent une forte solidarité entre les candidats, du moins au premier épisode. Ils se connaissent et se respectent.
On se souvient du power trip de Hakim Chajar le soir de la finale de la troisième saison. Son comportement désagréable lui a coûté la victoire. Déjà au début de cette revanche, on le sent prendre le titre de leader, ce qui fera dire à Normand Laprise que «Hakim n'est pas juste chef, il est chef exécutif».
Pour leur premier défi, quatre volailles leur sont imposées par Élyse Marquis et Daniel Vézina : canard, pigeonneau, faisan et caille. Et pour la tarte Tatin, il leur faudra choisir la bonne poêle, la bonne pomme - la jaune ou la Cortland -, et obtenir une cuisson parfaite, les juges accordant une importance particulière à la caramélisation. «Tout va se jouer sur la tarte Tatin», lance Jean-Luc Boulay, qui fait de cette tarte inversée une véritable religion. À la décharge des chefs, précisons qu'ils ne disposent que de une heure 15 minutes pour terminer leur défi, incluant l'entrée, le plat principal et le dessert.
Ils ont beau tous travailler en gastronomie, les juges réussiront à leur trouver des défauts. Le niveau est nettement supérieur - on le sent -, et la défaite sera d'autant plus cruelle, en particulier au terme de la première émission. On ne parle cependant pas d'humiliation.
Aux bourses totalisant 20 000 $ et au voyage gastronomique de 12 000 $ remis au grand gagnant, s'ajoutera une voiture d'une valeur de 24 000 $, au terme d'une finale «tout Paul Bocuse» en septembre.
Précision sur Tiger Woods
Par inadvertance, j'ai vieilli Tiger Woods de 20 ans dans ma chronique sur la série G.O.L.F. : son histoire au Québec mercredi. C'est l'évidence même, il aurait fallu écrire que le golfeur étoile avait entrepris sa carrière dans les années 90, et non 70.