Jean-Pierre Asselin (à gauche) et son fils Pierre-Thomas Asselin (à l'autre extrémité) à un point de presse des conservateurs de la région de Québec. 

Les candidatures sous le radar

Saviez-vous qu'il n'y a que 15 femmes dans le lot des 64 candidats qui se présentent dans les 11 circonscriptions de la région élargie de Québec? Que deux représentants du Parti marxiste-léniniste du Canada tenteront de se faire élire? Et qu'un militant pro-vie, anti-mariage gai et contre l'euthanasie sollicite les votes des électeurs de Louis-Hébert pour la quatrième fois?
Le Soleil a rassemblé pour vous quelques informations électorales passées sous le radar depuis le début de la campagne électorale.
<p>Marie-Josée Normand, candidate libérale, fille de Gilbert Normand</p>
<p>Gilles Bernier et son fils Maxime</p>
Une histoire de famille
Les conservateurs Jean-Pierre Asselin (Louis-Hébert) et son fils Pierre-Thomas Asselin (Québec) ont peut-être créé un précédent dans la région en se présentant dans deux circonscriptions différentes lors d'une même campagne électorale.
Mais la politique a traversé les générations d'au moins deux autres familles. Marie-Josée Normand, qui se présente pour le Parti libéral du Canada (PLC), suit les traces de son père, Gilbert Normand, qui a été député et ministre libéral fédéral dans l'ancienne circonscription de Bellechasse-Etchemins-
Montmagny-L'Islet.
La pomme n'est pas tombée très loin de l'arbre en Beauce, où Maxime Bernier a également suivi le chemin tracé par son paternel Gilles Bernier. Celui-ci a servi les électeurs de 1984 à 1997 d'abord avec les progressistes-conservateurs, puis comme indépendant.
15 femmes sur 64 candidats
À l'échelle nationale, le pourcentage de candidatures féminines au scrutin de 2015 est de 29,5 % selon le Groupe Femmes, Politique et Démocratie. Dans la région de Québec, celui-ci est encore plus faible, soit de 23,44 %. Le Parti vert est celui qui en présente le plus grand nombre, soit 7. Il est suivi du Nouveau Parti démocratique avec quatre femmes dans ses troupes, tandis que conservateurs, libéraux, bloquistes et Forces et démocratie font piètre figure avec seulement une représentante féminine.
Un chef dans la région
La grande région de Québec compte un chef de parti : François Bélanger. Vous ne le connaissez pas? Il ne présente qu'un seul candidat dans Lévis-Lotbinière, lui-même, sous la bannière Alliance du Nord. Son site Web révèle une dizaine de priorités, dont «dire la vérité à la population», «faire une loi pour forcer les médias à rapporter les nouvelles d'intérêt public» et «réduire l'immigration de 50 %».
Et de quatre
Stefan Jetchick sollicite les électeurs de Louis-Hébert pour la quatrième fois. L'interprète de 51 ans d'origine américaine est l'un des deux seuls porte-bannière du Parti de l'héritage chrétien (PHC) au Québec, alors qu'en 2011, ils étaient cinq, et tous venaient de la région de Québec.
Celui qui a vécu la majeure partie de sa vie dans la Capitale-Nationale ne propose rien pour sa circonscription, car il considère que ce n'est pas dans ses «plates-bandes». Selon lui, les actions nationales doivent percoler. Il cite en exemple le suicide démographique du peuple québécois qu'il faut régler, car «30 % des enfants sont tués avant de naître». «Si on règle le problème du massacre de nos enfants, la rue Maguire près de chez moi va avoir plus de clients! (C'est bon pour l'économie!)», explique-t-il par courriel.Il croit que les idées pro-vie et anti-mariage gai de sa formation politique ont un écho dans la population de la province, car celle-ci «subit depuis des années une vaste campagne de propagande Gauchiste [sic]». Il suffit selon lui de questionner des citoyens dans la rue pour en avoir la preuve.