Une vague d'agressions sexuelles et de vol est survenue la nuit du Nouvel An, à Cologne en Allemagne.

Les agressions de Cologne étaient surtout l'oeuvre de réfugiés

Les agressions sexuelles et les vols perpétrés lors des festivités du Nouvel An à Cologne, en Allemagne, étaient principalement l'oeuvre de réfugiés, ont dit lundi les autorités.
Le procureur Ulrich Bremer a révélé que 73 suspects ont été identifiés jusqu'à présent. La plupart d'entre eux proviennent d'Afrique du Nord.
Un total de 1075 plaintes criminelles ont été déposées, dont 467 pour des crimes de nature sexuelle pouvant aller jusqu'au viol.
«La très grande majorité des personnes tombent dans la catégorie générale des réfugiés», a dit M. Bremer à l'Associated Press, lundi. Il a dénoncé des informations qui circulent et selon lesquelles seulement trois des suspects seraient des réfugiés.
Plusieurs avaient reproché aux dirigeants de Cologne d'avoir tenté d'étouffer le fait qu'on comptait plusieurs demandeurs d'asile parmi les suspects, pour éviter un tollé politique. L'Allemagne a accueilli près de 1,1 million de migrants et réfugiés l'an dernier.
On retrouve parmi les suspects 30 Marocains, 27 Algériens, quatre Irakiens, trois Allemands, trois Syriens et trois Tunisiens, en plus d'un Libyen, un Iranien et un ressortissant du Montenegro.
«Ils ont différents statuts juridiques, certains sont ici illégalement, il y a des demandeurs d'asile, a dit M. Bremer. Cela englobe la vaste majorité des suspects.»
Douze des 73 suspects sont impliqués dans des agressions sexuelles, mais un seul - un demandeur d'asile marocain arrivé en Allemagne en novembre - est derrière les barreaux, a ajouté M. Bremer.