Même s'ils ont pris des voies différentes après leur carrière en freeski, Philippe Dion, Philippe Larose et Philippe Bélanger sont demeurés de bons amis.

Les 3 Phils toujours unis par l'amitié

Depuis quelques années déjà, les 3 Phils (Philippe Dion, Larose et Bélanger) ne parcourent plus le monde afin de s'attaquer aux pistes enneigées les plus sauvages et d'immortaliser sur pellicule leurs exploits de freeskier professionnels. Chacun a pris une voie différente. «La seule chose qui n'a pas changé, c'est notre amitié, a lancé Dion. Elle est toujours aussi forte. On est toujours de bons chums, de très bons chums.»
Invités à l'inauguration de la demi-lune olympique de la station Stoneham samedi, les trois Philippe s'étaient vus quelques jours auparavant. Ils s'étaient alors réunis afin de célébrer le Nouvel An. Comme l'explique Philippe Larose, les trois athlètes étaient des amis bien avant que l'industrie du freeski ne récupère le terme 3 Phils afin d'en faire une marque de commerce. Aujourd'hui, Larose et Bélanger sont voisins. Et même si Dion habite à Sainte-Anne-de-Beaupré, les trois se voisinent. «De temps en temps, on fait des soupers pour se voir», a indiqué Larose. «Il y a des choses qui ne changeront jamais et c'est le plaisir d'être ensemble», a conclu Dion.Installés pour de bon dans la région de Québec, les trois Phils ont maintenant tourné la page sur leur glorieuse carrière et chacun relève de nouveaux défis. Dion a fait un virage à 180 degrés et il est maintenant associé aux propriétaires du restaurant Le Commensal de la rue Saint-Jean, un établissement qu'il gère. Sur le plan personnel, il est père de deux garçons.
«Après ma carrière de ski professionnel, j'ai eu l'opportunité d'être team manager international en France, où j'ai vécu pendant deux ans. Mais je voyageais tout le temps. Comme je cherchais plus de stabilité, je suis revenu à Québec où j'ai eu une belle opportunité.»
Documentaire pour Larose
Larose, qui a travaillé sur les films présentant les exploits des 3 Phils, est quant à lui impliqué dans la production de documentaires. Il oeuvre d'ailleurs sur un projet sur le Pascal Picard Band. Parallèlement, il demeure associé au freeski puisqu'il travaille comme officiel lors de compétitions internationales. Il est aussi père de deux filles. «Je suis à cheval entre deux carrières et je ne suis pas prêt à me lancer à 100 % dans quelque chose. C'est difficile pour moi de prendre une décision. Et je ne sais pas comment ça va finir. Mais pour l'instant, j'aime ce que je fais.»
De son côté, Bélanger est propriétaire de la boutique D-Structure située sur le chemin Sainte-Foy et spécialisée en équipement de freeski. «Moi, je n'ai pas fait de virage à 180 degrés. Je vais tout droit. Quand j'ai eu la chance d'investir dans cette entreprise, j'ai vu que j'aimais vraiment ça. Je travaille aussi comme juge international comme le fait Phil (Larose).»
Les trois athlètes sont formels, ils ont beaucoup donné à leur sport, mais aujourd'hui, celui-ci leur redonne beaucoup. Larose et Bélanger y sont toujours impliqués, alors que Dion a pu profiter des contacts qu'il s'était faits pour se lancer en affaires.
Rêve final
Il n'est pas dit que les 3 Phils ne seront pas réunis une dernière fois afin de réaliser de nouvelles cascades qui seraient immortalisées sur pellicule. Les trois amis caressent le rêve d'être héliportés sur le sommet d'une montagne qu'ils dévaleraient ensuite. «C'est quelque chose que l'on n'a jamais fait, a indiqué Larose. C'est spécial, car nous avons eu une longue carrière au cours de laquelle plusieurs opportunités de réaliser ce genre de descente se sont présentées. Mais ça ne s'est jamais concrétisé. En le faisant, on pourrait boucler la boucle sur notre carrière. Et le gros trip serait de mettre ça sur film.»