Les travaux d'agrandissement de l'aérogare et sur les infrastructures de l'aéroport nécessitent un grand nombre de travailleurs du milieu de la construction.

L'envolée de l'aéroport

De «service de base» à moteur économique, l'aéroport de Québec (YQB) a changé de visage au fil des années. Et sa transformation est loin d'être terminée. À ses débuts et pendant longtemps, l'aéroport de Québec servait de transition pour les passagers de l'Est qui se rendaient à Montréal. «Québec avait toujours été vu comme un aéroport d'alimentation des plus gros», raconte Gaétan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec.
À ses débuts et pendant longtemps, l'aéroport de Québec servait de transition pour les passagers de l'Est qui se rendaient à Montréal. «Québec avait toujours été vu comme un aéroport d'alimentation des plus gros», raconte Gaétan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec.
Il en fut ainsi pendant les 60 premières années de son existence, jusqu'au tournant du millénaire. «Partout au Canada, les aéroports se privatisaient : Montréal, Toronto, Vancouver, Calgary, Edmonton. Mais Québec, c'était demeuré un peu latent», remarque M. Gagné. 
Cette privatisation suivait celle des compagnies aériennes pendant les années 80. Celle des aéroports devenait alors toute naturelle. En novembre 2000, Québec s'est joint au mouvement, amorçant alors le début de sa croissance.
D'aéroport régional, il devint moteur économique d'une région. «Ça, c'était le début d'un temps nouveau, parce que cette privatisation-là a été faite pour remettre les aéroports aux communautés [...] de faire de l'aéroport de Québec un outil de développement économique», raconte Gaétan Gagné (voir autre texte). M. Gagné ne renie toutefois pas le passé : «Les gens qui y ont oeuvré ont quand même bâti les assises de ce que deviendra l'aéroport un jour. On est parti de cette base-là.»