Gilles Bouchard, qui a joué dans la LHJMQ de 1988 à 1991, a découvert une ligue différente à son arrivée comme entraîneur-chef des Huskies au début de la présente saison.

L'entraîneur-chef des Huskies Gilles Bouchard constate l'évolution de la LHJMQ

À l'instar de Philippe Boucher avec les Remparts, Gilles Bouchard remplaçait un monument chez les Huskies. Discrètement, l'entraîneur-chef a fait sa place sans bousculer les habitudes établies depuis plusieurs années.
«Je ne pouvais pas arriver ici et dire : "Je suis Gilles Bouchard, je change tout!" Je ne voulais pas envoyer un mauvais message. Quand tu arrives dans un nouveau poste, il faut savoir être à sa place, rester humble et laisser les choses tomber en place», expliquait cette semaine celui qui a remplacé André Tourigny.
Bouchard s'amenait en Abitibi sans expérience dans le coaching à ce niveau. Il avait dirigé longtemps une équipe dans le midget AAA avant de faire le saut au niveau universitaire, la saison dernière.
«Dans ma tête, je devais faire au moins trois ans avec les Patriotes [de l'Université du Québec à Trois-Rivières]. J'ai trouvé ça plate de les quitter après une seule année, mais je suis un homme qui croit au destin, et il m'envoyait à Rouyn», confiait le père d'un garçon de 14 ans et d'une fille de 17 ans.
Ligue améliorée
En revenant dans la LHJMQ, il a découvert une Ligue améliorée en comparaison de l'époque où il y a joué de 1988 à 1991 avec Shawinigan, Trois-Rivières, Beauport et Chicoutimi. «La Ligue a changé parce que la société en général évolue. Ce n'est plus comme avant, tu ne peux pas aborder certains aspects de la même façon.
«Au niveau psychologique, ça ne se compare pas, on questionne plus aujourd'hui qu'hier. Sur la glace, ça reste du hockey, mais je trouve ça plus vite que dans mon temps. Le joueur que j'étais ferait encore l'équipe, mais plus dans un poste de rôle que sur la première ligne», estimait l'ancien ailier droit.
Bouchard avait été membre de la première édition des Harfangs de Beauport, en 1990-1991. Il y complétait un trio productif en compagnie d'Éric Cool et de Simon Toupin, se souvenait-il.
«Alain [Chainey] m'avait échangé à midi moins une à la limite des transactions, je m'en souviens encore. Moi, Alain, je l'ai beaucoup aimé. Il est le coach qui m'a fait comprendre que le hockey ne se jouait pas seulement avec la rondelle. Il m'a allumé sur bien des affaires. J'ai aussi joué pour Jos Canale, un gars émotif qui savait te motiver. À Trois-Rivières, j'évoluais pour Dany Dubé, qui était jeune et intense, il avait de la drive...»
À Chicoutimi, Bouchard se retrouvait sur le troisième trio, mais il acceptait son sort. «J'ai fermé ma boîte, j'ai ma bague», rappelle celui qui a remporté la Coupe du Président, cette année-là. Les Sags avaient ensuite participé à la Coupe Memorial de 1991, au Colisée Pepsi. Il était sur la glace quand son coéquipier Steve Gosselin avait marqué dans son propre but par inadvertance.
«Je me retournais pour effectuer un repli défensif, j'ai alors compris ce qui venait d'arriver. J'étais allé voir Steve pour l'appuyer», se rappelait-il.
En vitesse...
Le président Claude Rousseau a passé les quatre derniers jours en Abitibi avec l'équipe. Une autre semaine importante l'attend, puisque la LHJMQ dévoilera la ville hôtesse de la Coupe Memorial, jeudi à Montréal, au lendemain du Gala des Rondelles d'or... Pour la première fois, les Huskies avaient distribué des éventails aux partisans de l'aréna Iamgold, plus nombreux et plus bruyants vendredi que dans les deux matchs précédents.