François Legault, chef de la CAQ

Legault «très serein» face au sondage

Le chef caquiste, François Legault, se dit «très serein» et refuse de s'avouer vaincu devant la dégringolade de son parti dans les intentions de vote.
Un nouveau coup de sonde, un nouveau coup dur pour la Coalition avenir Québec (CAQ). Dans Le Devoir, hier, le parti créé par M. Legault est au plus bas, à 14 %, contre les «deux vieux partis» à 37 %.
«Évidemment, j'ai vu les sondages ce matin, a déclaré M. Legault. On est dans une situation où il y a une côte à remonter. Moi, je suis très serein. Je n'oublie jamais que j'ai été très choyé par la vie. Je ne viendrai pas me plaindre ce matin.»
En langage de hockey, le chef caquiste a dit comprendre que la première période de la joute électorale a été difficile, mais que le match n'est pas terminé.
«Je vais continuer à me battre jusqu'à la fin pour dire aux Québécois: "Ce n'est pas vrai qu'on est condamné à ne parler que d'un référendum dont la majorité ne veut pas. Ce n'est pas vrai qu'on est condamné à être moins riche et plus taxé que le reste du Canada."»
Il ne croit pas que son propre passé souverainiste nuise à son parti par rapport à la clientèle fédéraliste qui se cherche un véhicule politique. M. Legault estime avoir prouvé au cours des 18 derniers mois que cela ne l'intéressait pas. «Je ne pense pas que c'est ça, a-t-il indiqué. C'est juste une vieille habitude pour les souverainistes de voter pour le PQ [Parti québécois] et les fédéralistes pour le PLQ [Parti libéral du Québec].»
Il n'est pas question pour le chef caquiste de changer le plan de match. Les baisses de taxes et la création d'emplois par le Projet Saint-Laurent demeurent la meilleure stratégie pour répondre aux aspirations des électeurs, selon lui. Il martèle que la CAQ offre un «deux pour un» aux fédéralistes: pas de référendum et un allégement fiscal. «On doit garder le cap, dit M. Legault. Même si plusieurs sont cyniques face aux promesses de baisses de taxe, c'est possible. Ce n'est pas une promesse en l'air.»