«Nos régions possèdent un potentiel d'innovation qui est loin d'avoir été atteint», a affirmé le chef caquiste François Legault.

Legault promet 210 000 emplois en quatre ans

François Legault financera en partie son Projet Saint-Laurent en sabrant les crédits d'impôt offerts aux entreprises du multimédia et des technologies de l'information.
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a évalué lundi que son projet de Vallée de l'innovation créerait 50 000 emplois «bien payés» qui s'ajoutent à la croissance prévue de 160 000 emplois sur quatre ans.
Mais la création de 10 nouvelles «zones d'innovation» et la consolidation de la dizaine déjà existantes le long du Saint-Laurent ont un coût : 2 milliards $.
Le crédit d'impôt pour la production de multimédia serait amputé de plus de 50 %, ce qui dégagerait une somme de 70 millions $ par année. Celui pour le développement des affaires électroniques de 60 %, une économie de 170 millions $.
Pour le multimédia, «il y a un certain nombre d'années, c'était important», a convenu M. Legault. «Mais on ne peut pas continuer à laisser une industrie sur le respirateur artificiel pour toujours.»
Le secteur des affaires électroniques, «on pense que ce sont de grandes entreprises qui reçoivent beaucoup d'argent du gouvernement», indique le chef caquiste, qui s'attend à faire des mécontents.
Une partie du crédit d'impôt pour la recherche et le développement serait orienté de manière à favoriser le maillage entre les entreprises et les universités.
Le Projet Saint-Laurent vise à stimuler la créativité, le développement d'idées neuves et les projets stimulants. Outre des centres de recherche et d'éducation supérieure, ces zones situées le long du fleuve seraient complétées par des activités commerciales, industrielles et récréatives dans un «environnement esthétique où les résidents bénéficieront d'une qualité de vie exceptionnelle», selon le plan caquiste.