Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, portait un chandail du Canadien de Montréal pour aller jouer une partie de hockey amicale avec des partisans à Terrebonne, hier, et a multiplié les métaphores sportives pour répondre aux questions des journalistes.

Legault ne veut pas parler d'alliance avant les élections

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) refuse d'envisager le scénario d'une alliance avec libéraux avant de connaître le résultat des élections.
«Vous ne m'entendrez pas là-dessus», a tranché François Legault, samedi, lorsque la question lui a été posée.
Le Soleil a fait état de cas de figure étudiés par le lieutenant-gouverneur advenant une victoire minoritaire péquiste et d'hypothèses évoquées hors micro par des caquistes et des libéraux.
«Écoutez, c'est comme un athlète olympique», a ajouté le chef de la CAQ. «S'il ne vise pas à gagner la médaille d'or, il ne la gagnera jamais. Nous, on est là pour gagner. Alors jusqu'au 7 avril au soir, vous allez m'entendre juste parler de gagner.»
À l'heure actuelle, les sondages évoquent une lutte très serrée entre péquistes et libéraux. Le scénario d'un résultat où une demi-douzaine de députés caquistes détiendraient la balance du pouvoir n'est pas impossible.
Le chef caquiste n'entend pas baisser les bras, juge que la campagne est encore jeune et mise sur les débats télévisés du 20 et du 27 mars pour inverser la tendance. «Ce sont des moments importants, affirme M. Legault. Il y a une bonne partie du vote qui se décide à ce moment. Il y a une bonne partie d'indécis. Le vote n'est pas gelé du côté du PQ [Parti québécois] et du PLQ [Parti libéral du Québec]. Il y a encore trois semaines, je ne baisse pas les bras et je vais continuer à me battre pour l'or.»
Mandat complet
Peu importe le résultat des élections, s'il est élu dans L'Assomption, M. Legault réitère qu'il conservera son siège pour la durée du mandat.
Le tournant de la campagne selon lui a été l'entrée en scène de Pierre Karl Péladeau et son plaidoyer pour le pays. Auparavant, les citoyens parlaient des hausses des frais de garde, des tarifs d'hydroélectricité et de la taxe santé.
«Je ne peux pas croire qu'on va parler de Pierre Karl Péladeau et du pays pendant encore trois semaines, avance M. Legault. Les Québécois sont ailleurs. On va revenir sur les enjeux.»
À son avis, même Pauline Marois a été déjouée par l'effet Péladeau. «Tout le monde pensait que M. Péladeau lui permettrait de se redonner un peu de crédibilité en économie, mais ce n'est pas arrivé, avance-t-il. Il est rendu à dire que les syndicats sont extraordinaires parce qu'il sait qu'il va en avoir besoin pour le prochain référendum qu'il veut faire. Ça a été un tournant.»