François Legault

Legault appelle à une «deuxième petite révolution»

François Legault a appelé vendredi soir à voter pour lui afin d'entreprendre une «deuxième petite révolution».
«Il y a 50 ans, on a fait la Révolution tranquille. On a dit : "On met derrière nous toutes les vieilles affaires." Bien, on est là au Québec. Il faut faire une deuxième petite révolution», a-t-il lancé à des militants réunis dans une chocolaterie du Vieux-Beloeil, circonscription détenue par le péquiste Pierre Duchesne.
«C'est possible», a poursuivi le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui invite les électeurs à tourner le dos aux «vieux partis» que sont à ses yeux le Parti libéral et le Parti québécois.
Bien que troisième dans les sondages, M. Legault est confiant et se projette à la tête du gouvernement majoritaire «comme un athlète qui vise la médaille d'or», a-t-il illustré.
Après avoir partagé en entrevue au Soleil jeudi les noms de candidats qu'il juge ministrables, il a présenté vendredi matin son plan pour les 100 premiers jours d'un éventuel gouvernement caquiste.
Son premier geste serait d'abolir la taxe santé de 200 $ à toutes les personnes qui gagnent 45 000 $ ou moins, comme il l'avait annoncé plus tôt cette semaine. Un gouvernement caquiste limiterait aussi hausses de tarifs à l'inflation, dont les récentes hausses d'Hydro-Québec.
Le premier ministre Legault mettrait aussi rapidement sur pied le Projet Saint-Laurent et la révision complète d'Investissement Québec.
Les 100 premiers jours d'un gouvernement caquiste verraient aussi l'apparition d'un système pour mettre fin aux nominations partisanes.
La CAQ ferait aussi rapidement adopter sa version de la charte de la laïcité, qui limite l'interdiction de signes religieux aux personnes en situation d'autorité, comme les juges, les professeurs ou les policiers.