Jérôme Jolicoeur, nouveau président de la Chambre de commerce de Lévis

L'économie, un enjeu électoral majeur

Un sondage CROP publié cette semaine a révélé que 46 % des Québécois ont désigné l'économie comme étant l'enjeu déterminant à l'occasion des élections provinciales. Voyons voir ce que représente l'économie, selon des gens d'affaires de la région du Québec.
<p>Le président de la Chambre de commerce de Québec, Alain Kirouac</p>
Jérôme Jolicoeur, président de la Chambre de commerce de Lévis
«Des sondages auprès des dirigeants de nos entreprises ont révélé que la préoccupation principale est la santé des finances publiques. Les gens s'inquiètent des dépenses, du contrôle des dépenses. On voit le mur intergénérationnel arriver. Plus de gens vont avoir besoin de service et ils vont être moins nombreux pour payer. En second lieu, il y aurait l'entrepreneuriat et les investissements privés. On se demande si le Québec est encore une terre d'accueil.»
Carl Viel, président-directeur général à Québec International
«La région de Québec s'est radicalement transformée ces dernières années. Le secteur industriel doit continuer d'innover. Nos entreprises doivent accroître leur productivité et leur compétitivité. La croissance des exportations et la diversification des marchés doivent figurer parmi les priorités. La disponibilité de main-d'oeuvre qualifiée s'avère cruciale pour plusieurs entreprises. Aussi, notre écosystème entrepreneurial doit continuer de se dynamiser afin, notamment, d'accroître l'accès aux capitaux. Il s'avère tout aussi primordial de poursuivre les efforts pour développer nos pôles d'excellence, véritables moteurs de développement pour notre région.»
Tiré d'un communiqué publié avant les élections
Alain Kirouac, président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec
«Quand on parle de la situation économique, on fait référence à la gestion des finances publiques. On parle particulièrement de la dette et aussi de la question d'équilibre budgétaire. Comme préoccupation chez les gens d'affaires de Québec, je dirais qu'à 60 %, lorsqu'on pose la question "quel est l'enjeu majeur?", ce sont de ça qu'on nous parle. Pour le Plan Nord, on en entend moins parler. La question de la formation, la non-disponibilité des compétences pour répondre aux besoins des entreprises et la rareté de la main-d'oeuvre sont souvent évoquées. La question sur la retraite revient aussi lorsqu'on parle de l'environnement municipal. C'est un dossier qui préoccupe beaucoup les gens d'affaires.»
Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins
«Il ne faut pas se le cacher, ça fait quand même un an ou deux que la croissance économique est relativement faible, entre 1 et 1,5 %. Cela a des implications sur bien des choses, dont les finances publiques. Lorsqu'on regarde les prévisions, on a besoin de plus de points d'appui pour stimuler l'économie du Québec. Je dirais que notre principal espoir est le volet entreprise. Je pense qu'il y a des gains à aller chercher. Les deux autres piliers sont les consommateurs et le gouvernement. On remarque depuis un an ou deux que les dépenses de consommation des consommateurs progressent au Québec, mais que c'est très faible. La confiance des consommateurs est meilleure que durant la récession, mais elle éprouve de la difficulté à monter à un niveau où les gens se lasseraient plus aller dans leur dépense. Dans un contexte où les consommateurs sont plus prudents, ce qui pourrait le plus les aider est un marché du travail plus favorable.»
Pierre-Luc Lachance, directeur général à la VETIQ
«Pour nous, l'économie, c'est des PME québécoises. C'est entrepreneuriat. C'est le développement des entreprises du Québec. C'est le développement technologique, l'innovation du Québec.»
Daniel Voyer, directeur général chez Développement PME Chaudière-Appalaches
«Pour une économie en santé, il faut mettre nos énergies à améliorer la compétitivité des entreprises. Ainsi, nous devons leur donner les moyens d'investir à tous les niveaux de leur chaîne de valeur pour qu'elles soient compétitives sur les marchés internationaux. De plus, peu importe leur taille, elles doivent aussi être au niveau de leurs conditions de travail afin de pouvoir attirer et conserver du personnel de qualité.»