Le projet de voies réservées sur la future autoroute Henri-IV élargie a suscité beaucoup d'opposition.

L'échéancier pour l'élargissement de l'autoroute Henri-IV... après les élections

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a déjà un échéancier pour les travaux d'élargissement de l'autoroute Henri-IV, mais il faut attendre la fin de la campagne électorale pour le connaître.
Jeudi, le maire Régis Labeaume a prévenu la presse qu'il ne se contenterait pas de promesses. Si les principaux partis politiques provinciaux se sont tous prononcés en faveur d'une autoroute Henri-IV à six voies sur toute sa longueur, il attend maintenant qu'ils détaillent leur plan. Tout de suite.
Le conseil municipal sera appelé en renfort lundi. «On veut sortir d'ici avec une résolution du conseil de ville qui demande non seulement que l'élargissement d'Henri-IV se fasse, mais on veut un calendrier», a martelé M. Labeaume.
Un échéancier existe déjà au ministère des Transports. Lors de l'annonce des investissements routiers pour la période 2013-2015, à la fin du mois de mars l'an dernier, le ministre Sylvain Gaudreault révélait les étapes de réalisation d'une série de grands projets, incluant Henri-IV et le pont de l'Île-d'Orléans.
On y apprenait que le «projet de reconstruction des structures» d'Henri-IV franchirait les étapes de la préparation de l'avant-projet (étude des scénarios) et de la conception des plans et devis d'ici 2015.
«Ces étapes ont bien avancé au cours de la dernière année. Lorsque ces étapes seront complétées, le Ministère pourra entreprendre les travaux», a indiqué vendredi Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ.
Celui-ci a ajouté que les investissements 2014-2016, qui devraient confirmer la mise en chantier, seront connus «lorsque le nouveau gouvernement sera formé». «On ne fera aucune déclaration sur la date du début des travaux d'ici là», a insisté M. Paradis, refusant catégoriquement de commenter tout propos à saveur électorale.
Habituellement, la programmation des travaux routiers est dévoilée dès février ou mars pour lancer les appels d'offres et démarrer les chantiers le plus tôt possible au printemps. L'adoption d'un cycle de deux ans par le dernier gouvernement amoindrit l'effet du retard pris cette année.
Sous les libéraux, le chantier d'Henri-IV était programmé pour 2014, mais le gouvernement péquiste voulait libérer tous les axes nord-sud qui ont fait l'objet de travaux au cours des dernières années (Robert-Bourassa et Duplessis) avant de s'attaquer à l'autoroute la plus achalandée de la région. Un important déplacement de la circulation, même des bouchons sont appréhendés.
Le maire Régis Labeaume s'était fait philosophe lorsque mis au courant que les travaux ne débuteraient pas avant 2015. «Même si c'est plus tard, ce qui compte, c'est que l'engagement est toujours là», avait fait savoir son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, en mars 2013.