L'entraîneur-chef du Petit Canadien, Nicholas Bilotto (à droite), a vécu de très beaux moments pendant le tournoi pee-wee malgré l'élimination de son équipe mardi après-midi, contre le Phoenix de Sherbrooke.

Le Tricolore part en souriant

Le Petit Canadien de Montréal a été éliminé, mardi après-midi, au Colisée Pepsi, après sa défaite de 3-2 aux mains du Phoenix de Sherbrooke, à l'occasion du tournoi pee-wee. N'empêche, l'entraîneur-chef du Tricolore, Nicholas Bilotto, a apprécié son retour dans l'amphithéâtre qui lui a fait vivre ses «plus beaux moments en carrière».
L'ancien des Harfangs de Beauport (1996-1997) et des Remparts (1997 à 2000), à sa première saison derrière le banc, garde un souvenir impérissable de son passage de quatre saisons à Québec. «C'est toute qu'une ville de hockey! Pour moi, il n'y a rien pour dépasser un Colisée avec 11 000 partisans, a lancé Bilotto. Le toit allait exploser lors de certains matchs des séries.»
Redonner aux jeunes
Repêché par les Blues de St. Louis, en sixième ronde, en 1997 et ayant joué dans différents circuits professionnels pendant une décennie, dont quelques matchs dans la Ligue américaine et quatre saisons en Italie - il a la nationalité canadienne et italienne -, le défenseur a décidé de redonner à son sport en partageant sa passion du hockey avec les plus jeunes.
«J'ai eu de bons coachs, je sais que c'est important», a-t-il expliqué. Celui qui a eu le plus d'influence sur lui? «Alain Vigneault, avec les Harfangs. Il m'a appris pas mal de choses, dont le rôle que je pouvais avoir dans l'équipe.»
Malgré la déception de la défaite et malgré les jurons lancés par ses joueurs dans le corridor menant au vestiaire, Bilotto assure que les siens se souviendront longtemps de leur tournoi. «Pour les enfants, c'est une belle expérience. C'est marquant pour eux de porter le chandail du Canadien.» Même si, selon son analyse du match, ses joueurs «ont laissé leurs jambes à la maison aujourd'hui [mardi]. Ils ne se sont pas présentés».
Après avoir ouvert la marque en milieu de première période, l'équipe pee-wee AAA portant habituellement les couleurs du National de Montréal et ayant gagné un tirage leur permettant de porter le chandail du Tricolore a vu les représentants de Sherbrooke inscrire trois buts sans riposte. Thomas Lefebvre a bien redonné espoir aux siens en trouvant le fond du filet avec 38 secondes à faire à la rencontre, mais c'était trop peu, trop tard.
N'essayant pas de cacher sa déception après l'élimination de son équipe, le numéro 37, Giuliano Spadafora, a tout de même avoué qu'il avait eu de la chance de jouer avec les couleurs du CH sur les épaules. «C'était une belle chance, peu de joueurs peuvent vivre ça», a admis celui qui a terminé le tournoi avec deux mentions d'aide.
NOTE : Le nom du numéro 89 du petit Canadien a retenu l'attention du Soleil : Iadeluca. Nicholas Bilotto a confirmé que Raphaële Iadeluca est dans la même famille que Marco Iadeluca, ancien coordonnateur à l'offensive pour le Rouge et Or de l'Université Laval. Il est en fait son neveu.