À partir de cet automne, Joliette Trân offrira des cours de taekwondo aux personnes âgées de 50 ans et plus. Ergothérapeute depuis 10 ans, la jeune femme a adapté les mouvements de cet art martial à cette clientèle particulière.

Le taekwondo, pas juste pour les jeunes...

Il n'y a pas d'âge pour s'initier au taekwondo. Si on en croit Joliette Trân, cet art martial a tout pour convenir à de jeunes adeptes de 50 ans et plus.
Ergothérapeute depuis 10 ans et détentrice d'une maîtrise en santé communautaire, Joliette Trân a eu l'idée de mélanger ses connaissances en santé avec sa passion pour le taekwondo, un art martial qui a toujours fait partie de la vie de cette ceinture noire cinquième degré. «J'en ai toujours fait, je suis née là-dedans», dit-elle.
Il faut dire que Joliette Trân, âgée de 33 ans, est la fille de Trân Triêu Quân, pionnier du taekwondo dans la région de Québec et actuel président de la Fédération internationale de taekwondo (ITF). Après avoir longtemps enseigné cet art martial dans les clubs de loisirs municipaux, Joliette Trân a réalisé que les plus âgés n'osaient pas trop s'y frotter.
«Ils se retrouvent dans des groupes plus jeunes et plus compétitifs», dit-elle.
Pourtant, estime-t-elle, ce sport, qui cumule mouvements et con­centration, peut s'avérer bénéfique pour les gens plus âgés ou encore ceux qui ont besoin de réadaptation physique. Une hypothèse qu'elle a confirmée avec un groupe de proches l'an dernier. Les résultats ont été assez concluants pour qu'elle fonde Trân Fusion (www.tranfusion.ca), une école de taekwondo qui offrira dès septembre des cours aux 50 ans et plus.
«Plusieurs m'ont dit que le taekwondo a amélioré leur qualité de vie, leur sommeil, la confiance en eux», énumère Mme Trân.
Sans combat
Elle y enseignera toutefois le taekwondo dans une version modifiée. «Il n'y a pas de combats, mais on travaille des déplacements. C'est bon pour le système cardiovasculaire.»
Le taekwondo version 50 ans et plus conserve aussi les valeurs d'intégrité, de contrôle de soi, de persévérance, de courage et de courtoisie sur lesquelles cet art martial est basé.
«Les valeurs comme le contrôle de soi ne sont pas uniquement dans les comportements. Il y a aussi un volet de relaxation qui rejoint beaucoup de monde», explique Joliette Trân.
Pour l'instant, elle envisage de créer des petits groupes intimes de 10 personnes. Elle vise des gens qui bougent peu, mais aussi des sportifs qui veulent rester en forme. «Plusieurs ont fait du taekwondo quand ils étaient plus jeunes, mais ont arrêté avec le travail, les enfants. Je veux aller chercher ces gens-là.»