Le supplice de la goutte

On appelle ça le supplice de la goutte : une méthode de torture chinoise consistant à laisser tomber une goutte d'eau à intervalle régulier sur le front d'un prisonnier. La victime peut en devenir folle.
En politique, l'équivalent consiste à marteler la victime avec la même critique ou les mêmes accusations pendant des jours, des semaines et des mois. C'est ce qui se passe dans la controverse entourant la prime de 215 000 $ touchée par le ministre Yves Bolduc pour s'inscrire comme médecin de famille auprès de 1500 nouveaux patients. Au lieu de clore rapidement le débat, comme l'a fait Christine St-Pierre en présentant des excuses à Jean-François Lisée, le ministre Bolduc a choisi d'y aller à la pièce. D'abord en plaidant qu'il n'avait rien à se reprocher, ensuite en reconnaissant qu'il avait manqué de prudence et en s'excusant envers les patients qu'il a abandonnés, et finalement en acceptant de rembourser une partie des sommes reçues et en faisant un don de charité. 
Mardi, M. Bolduc a dit souhaiter «que le geste [qu'il] pose aujourd'hui puisse répondre aux préoccupations des citoyens».
Il est douteux que son souhait soit exaucé parce qu'il a trop tardé, et qu'il a toujours en poche plus de 165 000 $, moins impôts, pour des patients qu'il ne voit plus. Techniquement, il est dans son droit, mais moralement, il ne l'est pas. 
Pour l'opposition, la critique est facile : tout en encaissant son salaire de député d'environ 85 000 $, M. Bolduc a touché un salaire de médecin d'environ 150 000 $, plus un incitatif de 215 000 $ dont il ne rembourse que le quart. Faites l'addition et essayez de justifier ça, tout en imposant des coupes budgétaires au bon peuple... 
C'est pénible, le supplice de la goutte...
Je suis un ignare
«Je crois que vous ne devriez pas parler sur un sujet que vous ne maîtrisez pas», m'a écrit un lecteur, Christian Rioux, en réaction à ma chronique de samedi déplorant l'inaction de la communauté internationale devant les changements climatiques.
Il a poursuivi en ces termes : «votre article contient des erreurs graves et se résume à reposter de la propagande que vous avez prise ailleurs. Juin 2014 n'est pas le plus chaud, en fait d'autres sources le citent comme l'un des plus froids. Il n'y a AUCUN réchauffement depuis 1998, même le GIEC (organisme de propagande réchauffiste de L'ONU) et le MET office ont fini par le reconnaître. Sauf qu'ils parlent d'une "pause" en espérant que ça finisse par reprendre.
Le réchauffement TOTAL depuis plus de 100 ans est de 0,7 degré, alors il est IMPOSSIBLE que juin 2014 soit 0,72 degré plus chaud que la moyenne. Et ce léger réchauffement imperceptible est dû à un simple retour vers la normale, après une période froide appelée le petit âge glaciaire.
«Notez aussi que juste depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a eu au moins cinq périodes PLUS CHAUDES qu'aujourd'hui, et elles ont été des périodes prospères qui ont vu naître les grandes civilisations.
«À défaut de vous rétracter, il serait sage de ne pas parler de ce que vous ne connaissez pas.
Beaucoup de gens ont avantage à propager cette arnaque réchauffiste, soit politiquement, soit financièrement, mais vous n'êtes pas obligés de les encourager.»
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Merci M. Rioux. Vous illustrez à merveille le déni des gouvernements, comme celui de Stephen Harper, qui préfèrent ignorer les changements climatiques. C'est vrai que je ne suis pas un expert en la matière. Mais je note que la Maison-Blanche a révélé, mardi, que «l'absence de mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourrait coûter jusqu'à 150 milliards $ par année à l'économie américaine...