L'accusé Jacques Delisle s'est engagé personnellement pour 100 000 $.

Le sort de l'ex-juge Delisle entre les mains de quatre femmes et huit hommes

Un total de 59 personnes ont été appelées dans la salle où le juge Claude Gagnon, de la Cour supérieure, les a interrogées. Pour divers motifs, il a dispensé 17 candidats de devenir jurés. Le procureur de la Couronne, Me Steve Magnan, et l'avocat de l'accusé, Me Jacques Larochelle, en ont ensuite respectivement récusé 17 et 12 péremptoirement.
Un total de 59 personnes ont été appelées dans la salle où le juge Claude Gagnon, de la Cour supérieure, les a interrogées. Pour divers motifs, il a dispensé 17 candidats de devenir jurés. Le procureur de la Couronne, Me Steve Magnan, et l'avocat de l'accusé, Me Jacques Larochelle, en ont ensuite respectivement récusé 17 et 12 péremptoirement.
Les personnes retenues comme jurés proviennent de plusieurs secteurs du monde du travail. Deux travaillent dans le domaine de l'informatique, et deux dans le milieu de la santé, à titre d'infirmière auxiliaire et de préposée aux bénéficiaires. S'ajoutent à eux un comptable agréé, une adjointe administrative, un monteur de lignes, un designer industriel, une experte en sinistres, un agent d'intervention dans un centre jeunesse, un mécanicien et un retraité.
Fait particulier, deux des jurés ont exhibé au juge Gagnon le pardon qu'ils ont obtenu il y a de nombreuses années après avoir été condamnés pour des délits mineurs.
Après le choix des 12 jurés, on a convenu de leur choisir un suppléant. L'heureux élu a été un homme d'affaires de 30 ans.
Cette première étape du procès hautement médiatisé, bien que cruciale pour les parties, n'a pas été très haute en couleurs. C'est aujourd'hui que les choses se mettront vraiment en branle, après les directives préliminaires du juge Gagnon aux jurés.
Présentation de preuves
On peut s'attendre à ce que le procureur de la Couronne leur fasse ensuite un exposé de la preuve qu'il entend leur présenter au cours des prochaines semaines, après quoi les premiers témoins seront appelés à la barre. D'après ce qu'a indiqué hier Me Magnan, cette preuve sera surtout de nature policière et technique puisque pas moins de huit policiers devraient témoigner.
Sept experts du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale viendront également à la barre. Les jurés pourront aussi entendre les deux ambulanciers qui se sont rendus à l'appartement occupé par Nicole Rainville et Jacques Delisle, en novembre 2009.
La femme de 71 ans venait de mourir d'une balle à la tête. Les cinq derniers témoins du ministère public dans la cause seront des civils.