Tom Watson, qui disputera son 43e Tournoi des maîtres, donne quelques conseils à Cheng Jin, un joueur chinois, à sa première participation lors d'une ronde d'entraînement, à Augusta.

Le Soleil à Augusta: Tom Watson meilleur sous la pluie

(Augusta) Tom Watson, qui se prépare à disputer son 43e et dernier Tournoi des maîtres, pourrait avoir un certain avantage sur le reste du peloton si les prévisions météo sont comme ce qui est prévu. De la pluie jeudi et pas mieux le lendemain.
Selon les statistiques étendues colligées par la compagnie IBM, le golfeur de 66 ans domine les autres golfeurs de la PGA par 1,2 coup lorsqu'il pleut ou que le temps est inclément.
«Je ne le savais pas, a-t-il commenté lors d'une conférence de presse où nous avons été invités en compagnie de quelques autres journalistes seulement. C'est incroyable de voir comment ils ont pu rassembler toutes ces statistiques. Je suis moi-même quelqu'un qui garde plusieurs stats, mais jamais à ce point.»
Tom Watson soulignait ainsi son nouveau partenariat avec IBM, une compagnie qui fournit toute la technologie digitale au Tournoi des maîtres. Une association qui en est à sa 20e année. «Ça fait longtemps que j'attendais ce moment, a-t-il blagué. Je me disais qu'à un moment donné, quelqu'un de la compagnie était pour me faire signe.»
En fait, l'association se nomme Watson et Watson. Tom Watson porte le même nom de famille que le fondateur d'IBM, Thomas J. Watson. Ce partenariat démontre aussi comment amateurs et athlètes peuvent utiliser à leur avantage le pouvoir de ces informations. Tom Watson n'hésite pas à s'en servir.
«Quand j'ai commencé à jouer, explique-t-il, je notais sur ma carte de pointage, outre le nombre de coups que je faisais, le nombre de coups roulés que je prenais, plus le nombre des allées atteintes avec mes coups de départ. J'ai toujours fonctionné de cette façon, et je me sers maintenant de toutes les données que je peux amasser. Tout récemment, quand j'ai changé mon équipement pour la compagnie Callaway, j'ai passé plusieurs jours au centre d'entraînement et là, on peut avoir plein de données, dont la hauteur à laquelle la balle voyage.
«Pour moi et comme pour les autres golfeurs, c'est très important, cette statistique. J'entends souvent des amateurs me dire qu'ils frappent une balle à 150 verges avec un fer 7. Quand je les vois s'exécuter, je constate que la balle ne fait pas 150 verges dans les airs comme ils le prétendent. L'important pour nous, c'est de savoir exactement la distance que fait ta balle dans les airs.»
Le vétéran golfeur est originaire de Kansas City. C'est là qu'il a appris à jouer sous toutes les températures. «Il y a bien des fois où nous allions au terrain de golf tard à l'automne et les verts étaient glacés. C'est là que j'ai développé une habileté autour des verts. Quand le vert est glacé et que la fosse de sable n'est pas loin, tu essaies de faire arrêter ta balle le plus rapidement possible.»
Tom Watson a beau avoir une nouvelle commandite avec IBM, n'empêche qu'il a un immense respect pour son président Thomas J. «J'ai été témoin d'un défi entre lui et deux grands vainqueurs de l'émission de télé Jeopardy. Vous savez, là où nous n'avons aucune idée des réponses qu'il faut trouver. Eh bien, il les a battus tous les deux.»
Le golf à un autre niveau
La technologie étant ce qu'elle est maintenant, la compagnie et le Tournoi des maîtres amènent l'expérience golfique à un autre niveau avec une application pour les iPhone et Android qui affichera un tableau des meneurs, des détails sur le jeu des joueurs et d'autres données statistiques en temps réel. Il sera possible de suivre un ou des joueurs, coup par coup, en temps réel. De plus, on y ajoute la définition 4K. On peut trouver tout ça à Masters.com.
La publicité de la compagnie pour ce nouveau partenariat montre un Tom Watson, sous la pluie, vanter les mérites de ces technologies digitales.
Jeudi, le double vainqueur du Tournoi des maîtres (1977-1981) s'élancera pour sa 133e ronde régulière. «Ça fait trois ans que je songe à me retirer du Tournoi des maîtres. C'est bien simple, je n'ai plus la longueur pour rivaliser avec les autres. Tu ne peux faire arrêter la balle sur des verts aussi glissants quand tu utilises un long fer alors que les autres sont avec des fers courts ou des cocheurs d'allée. C'est impossible. J'espère que je pourrai jouer dans les deux dernières rondes, pour finir en beauté.»