Lorsque l'enfant sera aux études postsecondaires, il pourra compter sur les sommes accumulées en intérêts et en subventions comme paiement d'aide aux études.

Le REEE attire plus de contribuables

Parmi les véhicules de placement pour se préparer à la retraite et prévoir les études universitaires des enfants, le Régime enregistré d'épargne-études (REEE) occupe de plus en plus de place dans la diversification du portefeuille des contribuables.
Selon les données dévoilées par Universitas, l'un des gestionnaires de REEE, le nombre de personnes contribuant à ce régime d'épargne est passé de 8 % en 2014 à 17 % en 2016.
Pierre Lafontaine, vice-­président, service à la clientèle et exploitation chez Universitas, souligne que le premier avantage consiste à accumuler de l'argent à l'abri de l'impôt pour le cotisant. Le deuxième avantage vient des subventions que donnent les gouvernements fédéral et provincial pour les études des enfants pour qui le REEE a été ouvert. Pour chaque cotisation le minimum de subvention est de 30 %. Selon le revenu familial, la subvention peut atteindre 60 %. La limite de cotisation totale est de 50 000 $ à raison de 2500 $ maximum par année.
Lorsque l'enfant sera aux études postsecondaires, il pourra compter sur les sommes accumulées en intérêts et en subventions comme paiement d'aide aux études. C'est ce dernier qui «aura à payer l'impôt, mais il bénéficiera de déduction comme les frais de scolarité», indique M. Lafontaine. Le parent cotisant récupérera son capital.
Au choix du parent
«Le parent peut nommer l'enfant de son choix comme bénéficiaire», continue M. Lafontaine. «Si l'enfant désigné ne va pas aux études, le cotisant pourra nommer un autre enfant de sa famille, même un neveu ou une nièce, ou les petits-enfants. Le régime peut être ouvert pendant 35 ans. Donc, si l'enfant veut reprendre ses études plus tard dans la vingtaine, ce sera possible d'utiliser l'aide aux études.»
Si jamais, il n'y a pas d'enfant pour bénéficier du régime, explique M. Lafontaine, un parent qui voudrait faire un retour aux études ne pourra pas utiliser les fonds accumulés du REEE. Les subventions retourneront aux instances gouvernementales et le parent souscripteur devra payer l'impôt sur les revenus de ses placements.
Quant au changement de bénéficiaire, M. Lafontaine assure que la modification est relativement simple. Il suffit de remplir un formulaire de modification en s'assurant que l'enfant a un numéro d'assurance sociale.
Capital Garanti ou non
Il faut savoir que le REEE offre des placements collectifs à capital garanti avec des rendements moins élevés. Mais il y a aussi des produits individuels dont le capital n'est pas garanti avec des rendements comparables à ceux des fonds communs de placement.
Faits saillants
Quelques données du sondage mené par CROP pour le compte d'Universitas.
45 % des familles avec enfants interrogées déclarent avoir investi dans un REEE en 2016 en prévision des études de leurs enfants.
Les personnes plus scolarisées investissent davantage pour les études de leurs enfants, soit 29 % des personnes qui ont fréquenté l'université, 17 % des personnes qui ont poursuivi des études collégiales, contre 10 % des personnes dont la scolarité s'est achevée au secondaire.
Les objectifs d'épargne varient en fonction de l'âge, et concernent principalement la retraite (45 %); l'épargne à long terme (27 %); l'éducation des enfants (16 %); l'achat d'une maison (15 %).
La moitié des Québécois (50 %) ne veulent pas perdre d'argent avec leur investissement.
Les mieux nantis (revenu familial de plus de 100 000 $) ont un penchant pour les placements sécuritaires (44 %). 
Méthodologie du sondage : Le sondage CROP a été complété en ligne lors d'un panel Web, du 16 au 21 novembre 2016, auprès de 1 000 Québécois.