La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, a rencontré des jeunes femmes à Dakar au Sénégal lors de la création du bureau de la délégation du Québec à Dakar.

Le Québec occupe une place majeure dans la francophonie

Le Québec occupe une place bien particulière dans la Francophonie. L'expertise des gens et des institutions québécoises est mise à profit partout sur la planète. À l'occasion du mois de la Francophonie, nous faisons un tour d'horizon des gestes bien concrets posés par des Québécois en matière de paix, de démocratie et de droits de l'Homme.
Si le Québec francophone représente à peine 2 % de la population en Amérique du Nord, son poids à l'international est pas mal plus important et sa présence est remarquée. «Nous sommes l'État fédéré qui a le plus d'actions à l'internationale», souligne la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre.
Rappelant l'importance pour le Québec d'être présent sur la scène internationale francophone, la ministre rappelle que l'endroit le plus important pour la présence du Québec est sans contredit l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui regroupe une cinquantaine de pays membres et une trentaine de pays observateurs.
«Autour de la table, notre parole a le même poids que celle des autres pays. C'est la seule organisation dans le monde où le Québec a son siège de plein droit, continue Mme St-Pierre, C'est formidable pour le Québec, car nous avons démontré beaucoup de leadership au sein de l'OIF et dans plusieurs autres instances. D'ailleurs, nous sommes très actifs autour de l'organisation des sommets de la francophonie.» 
L'Institut de la Francophonie pour le développement durable, qui relève de l'OIF, a son siège social à Québec. Un plus pour le Québec, insiste la ministre. Elle mentionne aussi la participation de l'Université Laval avec l'observatoire de la statistique de la francophonie. À Montréal, on retrouve aussi le secrétariat de l'Institut de la statistique de l'UNESCO. Le Québec a aussi été l'hôte du Sommet international de la francophonie en 2008 en même temps qu'un grand rassemblement des jeunes de la francophonie pendant le 400e anniversaire de la ville. Québec avait aussi accueilli le sommet en 1987. 
«Ça démontre à quel point Québec est actif et la pertinence d'être là», souligne-t-elle en ajoutant qu'à la délégation du Québec à Paris il y a un délégué à la francophonie. «Nous voulons apprendre et échanger avec les autres pays francophones, c'est pour cela que nous sommes très actifs. Même dans nos délégations dans d'autres pays, nous avons des actions pour la francophonie que ce soit aux États-Unis ou ailleurs.» Elle note les jumelages entre des écoles québécoises et des écoles américaines où l'on enseigne le français. 
Elle souligne en même temps la nomination récente de Line Beauchamp comme représentante personnelle du premier ministre du Québec (sherpa) pour la Francophonie. Elle sera chargée de représenter les intérêts du Québec au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie en remplacement de Michel Robitaille qui occupait cette fonction depuis six ans
Parmi ses tâches, Mme Beauchamp aura à faire valoir les positions du Québec en matière de promotion de la démocratie et de l'État de droit, d'égalité femme-homme, de lutte contre la radicalisation menant à la violence et de Francophonie économique en vue du sommet international qui aura lieu en Arménie en 2018.
D'autres organisations proches du ministère de Mme St-Pierre font la promotion de la francophonie, comme les Offices jeunesses internationaux du Québec qui font des alliances avec la Belgique et la France, comme le centre de la francophonie des Amériques, basée à Québec, actif dans la francophonie canadienne et dans l'organisation de la francophonie des Amériques, «là où il y a des racines francophones que l'on veut continuer à faire vivre. 
Le maire Régis Labeaume a également mis sur pied le réseau des villes francophones et francophiles, une initiative dans laquelle nous sommes partenaires», poursuit Mme St-Pierre. 
Parmi les partenariats financiers, elle nomme celui avec TV5 Monde. Cela permet aux diffuseurs et aux producteurs du Québec de diffuser leur contenu sur le réseau qui rejoint quelque 175 millions de foyers dans le monde et dans des régions qui ne sont pas toujours conscientes que le Québec est francophone.
«Pour les gens des autres pays qui voient que l'on se débat dans une mer anglophone pour conserver notre langue et notre culture, que nous avons des lois pour protéger notre francophonie, ça rassure et ça étonne que soyons aussi déterminé et amoureux de notre langue», illustre la ministre St-Pierre.