Sony enquête sur la possibilité que des pirates nord-coréens soient à l'origine de l'attaque. Le piratage a précédé de quelques semaines la sortie de la comédie The Interview, décrivant un complot pour assassiner Kim Jong-un.

Le public afflue pour la sortie de The Interview aux États-Unis

Critiques et premiers spectateurs conviennent que «The Interview» est loin d'être un chef-d'oeuvre. Mais grâce aux menaces de pirates ayant quasiment fait dérailler sa sortie, le film fait l'événement à Noël - en salles aux États-Unis et sur vidéo sur demande également au Canada.
Des centaines de salles - de The Edge 8 à Greenville, en Alabama, au cinéma ouvert par Michael Moore, le Bijou by the Bay à Traverse City, au Michigan - ont fait des arrangements spéciaux des Fêtes pour la comédie racontant l'assassinat du leader nord-coréen Kim Jong-un.
Sony Pictures avait d'abord annulé la sortie de la comédie réalisée par Seth Rogen et mettant en vedette Rogen et James Franco, après que de grands réseaux de salles eurent abandonné le film qui devait être présenté sur environ 3000 écrans.
Mais avec des critiques de la décision de Sony venant du président Barack Obama et d'autres intervenants, l'entreprise a changé de cap. «The Interview» a été rendu disponible sur une série de plateformes numériques mercredi après-midi, incluant Google Play, YouTube Movies, Xbox Video de Microsoft et un site distinct de Sony. Parallèlement, Sony et des salles indépendantes aux États-Unis ont convenu de présenter le film sur plus de 300 écrans à partir de Noël.
Le gestionnaire du cinéma Village East à Manhattan, Lee Peterson, a dit jeudi ne pas craindre les menaces, et avoir tenu à agir pour la liberté d'expression. La plupart des sept projections de «The Interview» dans cette salle affichaient complet jeudi en début d'après-midi.
Les cinq séances au Valley Art theatre à Tempe, en Arizona, étaient à guichets fermés jeudi.
Il aurait été plus habituel de voir dans certaines des salles indépendantes diffusant «The Interview» des documentaires sur la Corée du Nord plutôt qu'une comédie désopilante sur ce pays. Au cinéma Jean Cocteau à Santa Fe, dans l'État du Nouveau-Mexique, le programme inclut aussi le film espagnol «Flamenco» de Carlos Saura et un festival de films italiens.