À sa neuvième année consécutive à Québec cette fin de semaine, près de 90 000 personnes se sont entassées le long du parcours glacé, témoignant de la constante popularité du Crashed Ice dans la capitale, selon Patrice Drouin de Gestev.

Le promoteur du Crashed Ice convaincu du retour de l'épreuve... éventuellement

Il y aura une 10e épreuve du championnat du monde Red Bull Crashed Ice à Québec, promet Gestev. Reste à savoir quand...
Depuis que l'entreprise est débarquée à Québec en 2006 avec le Red Bull Crashed Ice, cela n'a jamais été dans les habitudes de Red Bull de s'engager à long terme, à l'exception d'un contrat de trois ans de 2011 à 2013. Le promoteur de l'événement, Gestev, ne peut donc pas s'avancer sur la tenue d'une descente de patin extrême dans les rues du centre-ville l'an prochain.
«C'est certain qu'on va fêter le 10 ans à Québec», a toutefois promis Patrice Drouin, directeur général de la course de Québec et patron de Gestev, en entrevue avec Le Soleil. Mais rien ne garantit que ce sera en 2015.
Dans son offre formulée pour 2014, Gestev proposait à la multinationale autrichienne d'organiser des épreuves en 2015 et 2016. Red Bull est ainsi bien au fait que Québec figure parmi les villes intéressées, soutient M. Drouin. Selon lui, «on pourrait avoir un son de cloche de Red Bull très rapidement. Ils ont progressé dans l'élaboration du calendrier.»
À sa neuvième année consécutive à Québec cette fin de semaine, près de 90 000 personnes se sont entassées le long du parcours glacé, témoignant de la constante popularité du Crashed Ice dans la capitale, selon M. Drouin. Devant une telle réponse du public, «notre volonté première, c'est de renouveler», a-t-il dit.
Mais Gestev n'entend pas plaider pour la tenue d'une autre course simplement parce qu'il s'agirait du 10e anniversaire. «Je suis partagé là-dessus», a confié M. Drouin. Le grand manitou du Red Bull Crashed Ice de Québec préfère demeurer «flexible» et écouter les demandes de ses partenaires. «Notre réflexion doit être ouverte et transparente. Ce n'est pas juste un désir pour la Ville de Québec et nous. [...] Il n'y a rien d'éternel dans ce monde événementiel. Tout peut arriver. C'est un cadeau du ciel [le Red Bull Crashed Ice] et on l'a géré pendant neuf ans», a-t-il philosophé. Gestev, a-t-il ajouté, ne prendra pas le risque de «tout perdre» ce qu'elle a accompli avec Red Bull, et si le 10e Red Bull Crashed Ice de Québec doit avoir lieu plus tard qu'en 2015, il en sera ainsi. Mais «c'est certain qu'on va fêter 10 ans un jour [à Québec]», promet Patrice Drouin. «Ça, c'est certain», a-t-il répété.
Engouement en Autriche
Selon le promoteur, Québec a frappé un grand coup avec le déménagement du site de descente en 2014, après sept années passées dans la côte de la Montagne. «Des résultats comme hier [foule, images saisissantes à la télévision], ça fait un buzz en Autriche. Je suis certain que Québec vient de remonter dans la pyramide des événements de Red Bull. Pas qu'elle avait descendu beaucoup, mais il fallait un nouveau souffle à l'événement.» Revenir au site du tout premier Red Bull Crashed Ice en 2006 était une façon pour Gestev «de relancer le processus de créativité», en plus de régler certains problèmes de logistique.
En quête de stabilité
Gestev prêche par la longévité de ses événements. «C'est notre marque de commerce», n'hésite pas à dire Patrice Drouin. Il cite pour preuve la Coupe du monde de vélo de montagne au Mont-Sainte-Anne, tenue depuis 23 ans dans la région, ou encore la coupe du monde de surf des neiges, à Stoneham, qui revient année après année depuis 1997. «On a un CV assez stable qui fait preuve qu'on travaille dans ce sens-là tout le temps.» C'est la même chose pour le Red Bull Crashed Ice, dit-il. «L'important, c'est d'innover pour toujours rester sur le calendrier.»