De rouille et d'os a récolté un concert d'éloges à Cannes.

Le printemps en automne

Au menu du cinéma français de l'automne, quelques productions qui ont laissé leur marque à Cannes. Des oeuvres signées Jacques Audiard, Leos Carax, Alain Resnais, sans oublier la dernière du regretté Claude Miller. Également du rire à l'horizon, avec l'amour version Beigbeder et l'une des comédies à succès de la dernière année chez nos cousins outre-Atlantique.
Films à surveiller
Superstar
Un homme (Kad Merad) devient célèbre du jour au lendemain, sans qu'il sache trop pourquoi... Libre adaptation du roman L'idole de Serge Joncour par le réalisateur de Quand j'étais chanteur et d'À l'origine, Xavier Giannoli. Cécile de France donne la réplique à Merad. (2 novembre)
L'amour dure trois ans
Frédéric Beigbeder adapte son propre roman sur les désillusions amoureuses d'un critique littéraire parisien (Gaspard Proust) qui croit que l'amour est voué à l'échec après trois ans. Jusqu'à ce que sa rencontre avec Alice (Louise Bourgoin) vienne bouleverser ses belles certitudes... (12 octobre)
Un bonheur n'arrive jamais seul
Sophie Marceau, en divorcée mère de trois enfants, et Gad Elmaleh, en musicien de jazz célibataire, tombent dans les bras l'un de l'autre dans cette comédie sentimentale du réalisateur de Lucky Luke et de Brice de Nice. (7 septembre)
Holy Motors
Le retour de Leos Carax, 13 ans après Pola X. L'espace d'une nuit, dans une limousine roulant dans Paris, un homme (Denis Lavant) emprunte l'identité de différentes personnes : un meurtrier, un mendiant, un tueur à gages, un vieillard... Edith Scob, Eva Mendes et Kylie Minoque figurent au générique. Le film événement du dernier festival de Cannes où, malgré l'audace de sa mise en scène, Carax a été boudé au palmarès. Le film ovni du cinéma français de 2012. (septembre)
Vous n'avez encore rien vu
Après la mort d'un metteur en scène, les acteurs qui ont joué Eurydice sous sa direction sont convoqués dans sa résidence cossue pour visionner les répétitions d'une troupe de jeunes comédiens désireux de monter la pièce. Une belle brochette d'acteurs - Sabine Azéma, Pierre Arditi, Mathieu Amalric, Lambert Wilson, Anne Consigny, Michel Piccoli... - pour ce film du vétéran Alain Resnais, 90 ans. (octobre)
Adieu Berthe
Un pharmacien (Denis Podalydès) doit voir aux funérailles de sa grand-mère alors qu'il est plongé jusqu'au cou dans une histoire d'adultère. Du réalisateur de Bancs publics, Bruno Podalydès, mettant aussi en vedette Valérie Lemercier, Isabelle Candelier, Samir Guesmi, Michel Vuillermoz et Pierre Arditi. (7 septembre)
Le magasin des suicides
Une comédie d'animation signée Patrice Leconte (Mon meilleur ami, La fille du pont) où l'arrivée d'un enfant, dans une ville en proie à la déprime, redonne la joie de vivre à ses habitants. (19 octobre)
Bienvenue parmi nous
Du réalisateur de Deux jours à tuer et Dialogue avec mon jardinier, Jean Becker, l'histoire de la rencontre entre un sexagénaire au bout du rouleau et une adolescente perdue. Avec Patrick Chesnais, Jeanne Lambert, Miou-Miou et Jacques Weber. (28 septembre)
Trois valeurs sûres
De rouille et d'os
Pour la première fois, Jacques Audiard fait une incursion dans le mélo, avec l'histoire d'amour entre une dresseuse d'orques devenue paraplégique (Marion Cotillard) et un père monoparental fauché et abonné aux combats illégaux (Matthias Schoenaerts, une révélation). Présenté en compétition officielle à Cannes, le film est reparti les mains vides, malgré un concert d'éloges mérités. (14 décembre)
Le prénom
Un souper familial tourne au chaos lorsque vient le temps de choisir le prénom du premier enfant d'un couple. Adaptation de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière de leur pièce à succès. Plus de 3,2 millions d'entrées en France. Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume De Tonquédec, Judith El Zein et Françoise Fabian. (9 novembre)
Thérèse Desqueyroux
Le film posthume de Claude Miller, adapté de l'oeuvre de Mauriac, où une jeune bourgeoise (Audrey Tautou) étouffe sous le poids des conventions bourgeoises dans la France des années 20. Également en vedette : Gilles Lellouche, Anaïs Demoustier, Stanley Weber et le Québécois Yves Jacques. Film de clôture du Festival de Cannes. (date indéterminée)