Robert Lepage sur l'image promotionnelle de Quills.

Le première de Quills interrompue par un malaise...

La première de la pièce Quills, mardi soir, au Grand Théâtre, a été interrompue pendant près d'une demi-heure à la suite du malaise d'un spectateur, vers 21h20.
L'homme d'une soixantaine d'années, assis au milieu de la cinquième rangée, a perdu conscience lors de la scène où le marquis de Sade (Robert Lepage) subit l'amputation symbolique des deux mains, en présence de l'abbé de Coulmier (Jean-Pierre Cloutier). 
Les lumières se sont allumées lorsque la conjointe de la victime a crié plusieurs fois son prénom à haute voix. Une infirmière présente dans la salle est immédiatement accourue à son chevet. Après avoir repris conscience, l'homme a été pris de vomissements. 
Appelés en urgence, les ambulanciers l'ont conduit à l'hôpital pour des examens.
Pièce audacieuse
Le cours normal du spectacle a pu reprendre à 21h45. L'incident n'a nullement dissuadé les spectateurs de quitter les lieux, pas plus qu'elle a distrait la troupe de six comédiens, dont la performance a été chaudement accueillie par une ovation de trois minutes. 
Audacieuse sur la forme et le fond, traversée de dialogues crus sur le sexe et la religion, Quills traite du séjour du marquis de Sade à l'asile de Charenton, en 1801. 
La pièce de Doug Wright, mise en scène par Robert Lepage et Jean-Pierre Cloutier, est à l'affiche jusqu'au 6 février.