Les 420 premiers blocs de 300 livres pour la construction du palais de Bonhomme ont été livrés par camion vendredi.

Le palais de Bonhomme de retour sur la colline

Les premiers blocs de glace du palais de Bonhomme Carnaval ont fait leur apparition cette fin de semaine devant l'Assemblée nationale. Un grand retour sur la colline parlementaire pour les installations du roi de l'hiver après deux années passées sur les plaines d'Abraham.
Chose promise, chose due : le déménagement du palais sur les Plaines n'aura pas duré. Devant les critiques soulevées après la présentation 2013, dont celles de plusieurs commerçants trouvant que la fête hivernale était trop enclavée, le Carnaval de Québec a fait des efforts pour la sortir de son isoloir naturel qu'étaient les Plaines.
«Les gens ont manifesté un intérêt pour qu'il soit devant le parlement», a admis Daniel Bouchard, directeur général adjoint et directeur aux opérations du Carnaval de Québec. Le palais ne se sera au final absenté du parc face à l'Assemblée nationale que deux ans - 2012 et 2013 - depuis 1973.
Les 420 premiers blocs de 300 livres ont été livrés par camion vendredi. L'équipe de Marc et Michel Lepire, sculpteurs ayant obtenu le contrat de construction du palais, était déjà à pied d'oeuvre samedi et dimanche.
Le président du Carnaval, Alain Winter, avait aussi promis cette année que le palais serait plus «visible, plus impressionnant».
Sans déballer tous les secrets du palais, Daniel Bouchard a fait savoir dimanche qu'il serait 40 % plus gros. «Il y aura beaucoup plus de glace dans le palais 2014. Contrairement à 2013, la toiture ne sera pas artificielle. On va travailler uniquement avec de la glace.»
La tour principale, caractérisant le palais de Bonhomme, fera 12 mètres de haut, soit l'équivalent de quatre étages.
Tour du proprio
Le Carnaval de Québec est aussi à développer une nouvelle formule de visite des installations glacées. Bonhomme Carnaval lui-même offrira la visite guidée - plus longue qu'avant -, une sorte de tour du proprio carnavalesque. «Je ne vous en dis pas plus!» a toutefois lancé M. Bouchard, réservant quelques surprises pour l'inauguration du palais.
La construction doit être terminée une semaine avant le début des festivités, soit autour du 25 janvier.
Si ce n'était que du point de vue technique, le palais serait toujours sur les Plaines. Mais la volonté populaire en a décidé autrement. Devant le parlement, le terrain présente un dénivelé, nécessitant un travail supplémentaire pour égaliser les fondations.
De plus, l'emplacement fait en sorte que le soleil plombe sur la façade du palais en après-midi, accélérant son usure. «Il n'y a rien de pire que du soleil fort pour les joints entre les blocs de glace», a expliqué M. Bouchard, qui participe à la construction d'un 23e palais.
L'équipe de sculpteurs fera appel cette année à une nouvelle technique. Plutôt que de couper chaque bloc en quatre, elle conservera les blocs complets, nécessitant moins de joints. «Ce sera un palais plus durable.»
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«Il n'y a pas de problème» pour le financement des duchesses
Si l'on se fie à Jean David, directeur au développement et marketing du Carnaval de Québec, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les duchesses du Carnaval, dont le financement des projets semblait au ralenti à quelques semaines, voire quelques jours de la tenue de leurs activités.
Jean David a rencontré individuellement chaque duchesse dimanche matin pour s'assurer que chacune d'entre elles était à jour. «Il n'y a pas de problème sur aucun financement des duchesses. Les gens étaient en vacances», a-t-il fait valoir.
M. David s'attend à ce que le financement entame un «sprint final» cette semaine, et que les ententes prises par les duchesses avec des commanditaires commencent à être encaissées et visibles sur le site de financement populaire La Ruche.
Encore dimanche, la duchesse de La Haute-Saint-Charles n'avait que 12 % de son objectif d'atteint. À trois jours de la tenue de son projet, un biathlon, la duchesse de Beauport devait encore amasser le tiers des 2000 $ demandés. Encore là, pas d'inquiétude, assure M. David. «C'est une technicalité.»