Des reportages ont révélé qu'un employé de la morgue de Québec s'était constitué une collection de photographies de cadavres transitant par l'établissement.

Le nouveau coroner en chef veut gagner la confiance de ses employés

Investi dans ses fonctions de coroner en chef dans la plus grande discrétion par le Conseil des ministres le 4 décembre dernier, Denis Marsolais aura notamment comme mission de rebâtir le lien de confiance qui n'existait plus entre plusieurs employés de cet organisme et la haute direction.
Il faut dire que le mandat de sa prédécesseure, Louise Nolet, s'est très mal terminé. Un coroner, Luc Malouin, l'a poursuivie au civil en janvier 2013, parce qu'il estimait que sa patronne s'est trop ingérée dans la rédaction de deux rapports. Au printemps, le président de l'Association des coroners du Québec, André Dandavino, avait aussi fait une sortie publique pour dénoncer les interventions répétées des juristes de Mme Nolet dans les enquêtes de ses coroners.
«Moi, j'ai la réputation de regarder en avant et non en arrière, a indiqué M. Marsolais, mercredi soir. [...] Toute personne qui entre dans ses nouvelles fonctions doit faire en sorte d'aller chercher rapidement la confiance de ses employés.»
Les commentaires obtenus auprès d'employés du Bureau du coroner étaient tous positifs sur la nomination de M. Marsolais. Ce dernier est perçu comme un homme d'action, qui sera en mesure d'apporter les changements nécessaires dans l'organisme. «Je suis un gars d'équipe. Je ne travaille pas en vase clos, et les gens qui m'entourent sont importants», a ajouté M. Marsolais.
L'homme de 57 ans a travaillé comme notaire durant une période de 30 ans, tout en assumant la présidence de la Chambre des notaires du Québec durant 13 ans. Il a agi en tant que sous-ministre au ministère de la Justice en 2009 et en 2012, avant de prendre la présidence de la Commission municipale du Québec. Celle-ci a d'ailleurs assumé la tutelle de la Ville de Laval durant quelques mois en 2013.
M. Marsolais n'a donc aucune expérience dans le domaine des coroners, ce qui n'est pas en handicap, selon lui. «Quand je suis arrivé à la commission municipale, je n'avais pas une connaissance pointue du droit municipal, mais tout s'apprend.»
Comme objectif, il souhaite faire connaître davantage les conclusions et recommandations des coroners, pour mieux remplir la mission première du Bureau du coroner: protéger la vie humaine. «Les coroners font une excellente job dans leurs enquêtes, mais on aurait avantage à augmenter notre visibilité à titre préventif», estime-t-il.