Après un grand lifting, Flash Café vient de rouvrir avec un menu adapté à aujourd'hui.  Nous voilà de retour dans le passé chromé des fifties.

Le Flash Bistro Rétro: retour dans le passé!

«Institution» de fin de soirée dans les années 90, le Flash Café vient de rouvrir pour le plus grand bonheur des (ex) étudiants qui l'ont fréquenté. Désormais, il s'appelle Le Flash Bistro Rétro. Un grand lifting signé LEMAYMICHAUD Architecture Design, un menu adapté à aujourd'hui sans jeter le bébé avec l'eau du bain, nous voilà de retour dans le passé chromé des fifties.
<p>Le burger James Dean a de la gueule. Un oignon français croustillant y encercle du fromage en grains et une sauce rosée cimente ce gratte-ciel décadent. </p>
Quand j'étudiais à l'Université Laval, j'avais, avec mes amies, un rituel qu'aujourd'hui j'appelle le trio maléfique, c'est-à-dire un pot (!) de bière à La Résille, un autre au Pollack et une grande finale au Flash Café pour une «poutine de survie» ou un hot dog fromage orange et bacon. Après, c'était dodo jusqu'à 11h. Mieux valait ne pas avoir cours le vendredi...
Si les années de «tous les dangers» sont derrière moi, l'envie de ce hot dog nostalgie ne l'est pas. Sauf que lui s'est volatilisé de la carte du Flash ISO. La copine Marie-Josée, qui avait à l'époque «sa permanence» au Turf, note qu'il y a maintenant du foie de veau à l'anglaise au menu du jour. Moi, je vérifie si «tout y est», les classiques, j'entends. Constat : presque tout! Et les retraits, dont mon regretté hot-dog trashy, ont été remplacés par de la comfort food à savoir un mac and cheese avec saucisse de porc fumée au bois d'érable et un pain de viande de cerf rouge. Il y a même un saumon grillé sauce vierge si l'esprit sain dans un corps sain en vous fait barrage à l'appel des frites. Ce n'est pas notre cas. Qui plus est, pour être honnête, je n'irais pas au Flash pour un plat bistro tel que de la joue de boeuf braisée. C'est la bonne junk, l'attrait!
En fille organisée, Marie avait pris ses précautions et réservé une banquette. À la table trônent le distributeur de serviettes de papier - titré d'un suggestif Have a coke - et la bouteille de ketchup Heinz. Une serveuse s'avance. Marie-Josée et moi échangeons un regard empathique. «Il n'y avait pas de costume "à l'époque"?» Pas dans mes souvenirs du moins... Toujours est-il que l'uniforme - jupe rouge cerise type crinoline et ruban dans les cheveux - n'est pas humiliant. Enfin, tout dépend qui le porte et à quel âge. L'essentiel est que les serveuses du Flash n'ont pas l'air mal à l'aise.
«J'ai une réunion à 14h, je passe pour la poutine.» Marie-Jo est catégorique. Elle se paye un burger James Dean. En le voyant arrivé, elle a presque un regret. Il a de la gueule, ce burger. Je dirai même de l'ego. Par quel bout le prendre? C'est qu'il s'élève plus haut qu'un interburger. L'oignon français - à la chapelure floconneuse - s'avère un large ruban croustillant qui tient entre ses bras du fromage en grains. Du bacon à point s'insère entre eux et le pain, frais et moelleux. Plus qu'anecdotique, la qualité de la viande, du boeuf AAA, est bien assaisonnée. Et comme dans le Big Mac, une sauce spéciale, ici rosée, cimente ce gratte-ciel décadent. Casse-croûte du Québec, méfiez-vous de ce rival de poids.
J'éprouve toujours une petite gêne à commander un club sandwich. J'ai une pensée pour l'équipe en cuisine. Mais Flash et club constituent ni plus ni moins que l'accord parfait. Il l'est encore même en version terroir (Club Bistro) où le canard confit déclasse le poulet. Est-ce une réelle valeur ajoutée? Je n'en sais rien. Sinon, les autres ingrédients (salade, bacon, laitue, tomate), dans le respect du Club original, forment un tout impeccable.
Les frites, on les aura mangées jusqu'au dernier trognon. La variété de patate? De la Russet. En sortant de la friteuse, celles-ci sont basanées et sucrées (un peu trop salées par une main forte sur le sel). Je les imagine en poutine... mais pas à 2h du mat. D'autant que Flash a lui aussi vieilli (en beauté) et ferme ses portes plus tôt.
Soyez prévenus, dans les prochaines semaines, je lâche la patate et les pizzas pour visiter des restos plus axés sur la cuisine fraîcheur. À propos du reportage «L'année de la pizza», je tiens à vous rappeler, chers lecteurs, qu'il ne s'agissait pas d'un exercice d'exhaustivité, mais d'une recension des plus récentes ouvertures. Je n'ai pas mentionné La Piazzetta, même si j'adore sa Cugina, Gemini, Pizza Passion, Gerry Pizza, Mille et une pizzas, Casa Panatoni et j'en passe des dizaines. On se reprendra!
Au menu
Le Flash Bistro Rétro
2600, boulevard Laurier
(Place de la Cité), Québec
Tél. : 418 687-1382
Ouvert tous les jours
- Cuisine : Burger, pizzas et grillades
- Bouteille de vin à compter de 30 $
- Petits déjeuners tous les jours
- Menu du jour de 14 $ à 18 $
- Entrée de 4 $ à 12 $
- Sandwich de 14 $ à 17 $
- Burger de 13 $ à 15 $
- Pizza de 13 $ à 15 $
- Poutine de 10 $ à 17 $
- Pâtes de 15 $ à 18 $ (pour le mac and cheese)
- Viandes et poissons de 18 $ à 22 $
- Coût de l'addition pour deux avant taxes et service : 39,04 $ (incluant un Club Bistro, un burger James Dean en formule midi ainsi qu'un dessert partagé à la carte)
- Stationnement : réservé
On aime: retrouver un Flash 2.0 grâce aux bons soins de la firme LEMAYMICHAUD Architecture Design. Ah, les frites, du calibre de la crème des casse-croûte.
On n'aime pas: le service un peu lent - mais spontané et sympathique - à l'heure du lunch. La vinaigrette de la salade de chou crémeuse manque légèrement d'acidité.