Le bâtiment de la Vitrerie Coupe froid à Saint-Georges est une perte totale.

Le feu détruit une vitrerie en Beauce

Quelques heures à peine après avoir vu son commerce partir en fumée, le propriétaire de la Vitrerie Coupe froid à Saint-Georges de Beauce cherche à se réinstaller.
Atterré par l'incendie qui a complètement ravagé la Vitrerie Coupe Froid à Saint-Georges, le propriétaire, Bernard Lessard, n'entend pas baisser les bras.
«Je n'avais pas prévu commencer la semaine comme ça, mais on se tourne de bord, on trouve un local pour répondre au monde, installer un ordinateur», dit Bernard Lessard, fatigué et encore sous le choc.
«C'est Danny [un de ses trois employés] qui m'a prévenu vers 4h. À mon arrivée, tout flambait. Il n'y avait rien à faire. Ce qui reste en arrière, c'est un entrepôt, mais ça n'a rien à voir avec la vitrerie», dit-il en baissant les yeux devant l'édifice du 11 725, 2e Avenue, totalement dévasté par les flammes pendant la nuit de dimanche à lundi.
«Je n'ai pas encore rencontré les enquêteurs ni les assureurs. Tout ça, ça ébranle. Je n'ai pas l'intention de fermer la business et d'arrêter ça là, mais il va me falloir examiner les possibilités. Je pensais me reposer pendant les Fêtes, mais ce ne sera pas le cas. Je vais examiner ce qu'il y a à faire et me préparer pour le printemps», dit au Soleil l'homme de 41 ans, qui s'est lancé en affaires il y a deux ans en reprenant cette vitrerie.
Aucun blessé
Malgré l'intensité des flammes et l'imposante colonne de fumée, personne n'a été incommodé.
«Ça chauffait et il y avait plein de boucane», raconte Steve Bernard qui, tout comme la vingtaine de personnes évacuées, habite dans un immeuble à logements situé à proximité.
«On nous a conduits au Georgesville. La Croix-Rouge était là. Nous avons pu revenir chez nous vers six heures du matin», indique-t-il.
«Nous ignorons la cause du sinistre. Le bâtiment est une perte totale. Il y en a pour quelques centaines de milliers de dollars», dit Sylvain Veilleux, le directeur du service d'incendie de la Ville de Saint-Georges.
L'alarme a été donnée vers 2h50. À l'arrivée des pompiers, bien que la caserne soit située à proximité, il s'agissait d'un incendie éclaté.
«Le feu courait. Nous avons appelé en renfort les pompiers de Beauceville et Saint-Benoît. Hydro-Québec est intervenue. Nous avons attaqué avec la mousse pour protéger les autres bâtisses. À un moment donné, les flammes grimpaient à 30 pieds dans les airs, puis le toit s'est effondré, ce qui nous a aidés. L'équipe, nous étions environ 60, a travaillé vraiment fort», reconnaît le directeur Veilleux.