Le dernier mot à Mike Babcock!

La récolte de la médaille d'or par l'équipe canadienne masculine de hockey aux Jeux olympiques de Sotchi a valu un concert d'éloges à l'entraîneur-chef Mike Babcock qui cumulait les mêmes fonctions lors de l'exploit de Vancouver, en 2010. Le même Babcock qui se faisait passer la varlope pendant les premiers matchs du tournoi olympique. On lui reprochait de ne pas faire confiance à P.K. Subban. On l'accusait d'humilier Martin Saint-Louis.
Babcock a finalement eu le dernier mot sur toute la ligne. Toutes ses décisions ont tourné à l'avantage du Canada. Le jeu de mots serait trop facile. Je ne dirai pas qu'elles se sont transformées en or.
L'une des principales décisions de Babcock a été de confier la défense du filet canadien à Carey Price de préférence à Roberto Luongo, un médaillé d'or de Vancouver. Le gardien de but du Canadien de Montréal a frôlé la perfection en Russie avec des coups de pinceau en demi-finale et dans le match ultime de la médaille d'or.
On s'entend tous pour dire que la présence de Subban n'aurait pas rendu la défensive canadienne plus étanche. Babcock a fait appel à Saint-Louis dans des circonstances bien particulières, lui évitant ainsi un rôle beaucoup plus obscur. La saga olympique a cependant joué avec les nerfs du vétéran attaquant du Lightning de Tampa Bay. Le petit numéro 26 n'aurait pas digéré qu'on l'oublie une autre fois pour l'aventure olympique avant le désistement de son coéquipier Steven Stamkos. Il aurait demandé à son directeur général Steve Yzerman de l'échanger à une autre équipe.
La crème de la crème
À n'en pas douter! Babcock trône parmi les meilleurs entraîneurs de la planète hockey. De retour dans l'association de l'Est, ses Red Wings de Detroit sont engagés dans une lutte avec plusieurs autres équipes pour une 23e participation d'affilée aux séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.
Les Red Wings patineraient sur une glace beaucoup moins mince s'ils n'avaient pas été décimés par les blessures depuis le commencement de la saison régulière. Henrik Zetterberg, Pavel Datsyuk, Johan Franzen et Daniel Alfredsson ont déjà raté un total de 76 matchs. Zetterberg ne jouera plus de l'année. Ces quatre joueurs sont les piliers de l'offensive des représentants de la ville de l'automobile.
Le défenseur Jonathan Ericsson, l'attaquant Darren Helm et quelques autres ont également été au rancart pendant de longues périodes. Heureusement que des jeunes comme Gustav Nyquist et Tomas Tatar ont pris la relève. Les Wings ne seraient plus dans la course aux séries.
Mike Babcock a eu le dernier mot à Sotchi et ne l'excluez pas trop vite de la grande danse du printemps, malgré les bobos de quelques-uns de ses meilleurs éléments.
Neuf gros matchs
Le Canadien de Montréal vient d'entreprendre une série de 10 matchs, dont cinq à l'étranger, contre des adversaires redoutables. Après le match d'hier soir au Centre Bell contre les Red Wings de Detroit, la troupe de Michel Therrien s'est envolée pour Pittsburgh, où elle affrontera, ce soir, les Penguins. Elle reviendra devant ses partisans, samedi soir, pour se mesurer aux Maple Leafs de Toronto.
Le Canadien reprendra ensuite la route pour affronter successivement les Kings de Los Angeles, les Ducks d'Anaheim, les Coyotes de Phoenix et les Sharks de San Jose. À son retour à Montréal, le Canadien sera confronté aux Sénateurs d'Ottawa et aux Bruins de Boston. L'expression «y en aura pas de facile» prendra tout son sens pendant cette série de neuf matchs! Faut également souhaiter que la blessure de Carey Price ne soit pas trop sérieuse.
Dans les prochaines semaines, il sera intéressant de surveiller l'évolution du dossier d'Andrei Markov. Le défenseur russe de 35 ans deviendra un joueur autonome sans restriction, le 1er juillet. Il serait à la recherche d'un contrat d'une durée de trois ans, mais le Canadien voudrait y aller une année à la fois dans son cas en raison de ses nombreuses blessures dans le passé. Il n'a toutefois raté aucun match l'an passé et cette saison.